
Va pour un mandat de 4 ans. La Fédération malagasy de judo (FMJ) a choisi la stabilité. Réunies en assemblée élective ce samedi 31 janvier, les ligues ont renouvelé leur confiance à Saïd Bruno Eric, reconduit à la présidence de l’instance nationale. Sur les neuf ligues que compte la discipline, huit étaient présentes lors de l’assemblée générale élective de ce samedi, signe d’une forte mobilisation autour de cette échéance fédérale.
Le résultat a été sans appel. Le président sortant a recueilli sept voix sur huit, traduisant une large adhésion à sa candidature et à la ligne de travail engagée ces dernières années. Une réélection qui vient renforcer la légitimité de celui qui dirige le judo malgache depuis 2021, après avoir été désigné à l’époque par l’ancien président Siteny Randrianasoloniaiko. Figure bien connue du tatami comme des instances dirigeantes, Saïd Bruno Eric, ancien du judo club Saint Michel à Amparibe, s’appuie sur un parcours solide. Pratiquant depuis près de cinquante ans, ancien athlète de haut niveau, il a également occupé des fonctions clés au sein de la fédération, notamment au poste de secrétaire général, avant d’en prendre la tête. Une trajectoire qui explique en partie la confiance renouvelée des ligues.
Pour ce nouveau mandat, le président réélu affiche des ambitions à long terme. La structuration du judo national demeure au cœur de ses priorités, avec un accent particulier mis sur la formation, le renforcement des infrastructures, l’amélioration du niveau de performance, mais aussi la modernisation de la gouvernance fédérale. L’autonomie financière et l’ouverture vers l’international figurent également parmi les axes stratégiques annoncés. À l’orée des prochains cycles olympiques, la FMJ entend ainsi consolider ses bases et inscrire durablement le judo malgache dans une dynamique de crédibilité et de compétitivité, tant sur le plan sportif qu’institutionnel. La première sortie internationale du président réélu sera le Grand Slam de Paris, ce week-end, où cinq judokas malgaches participeront sur le tatami.
T.H


