- Publicité -
mardi, février 3, 2026
AccueilCultureNosy Be, dernier bastion de la sérénité égratigné…

Nosy Be, dernier bastion de la sérénité égratigné…

À Nosy Be, l’une des rares villes de Madagascar où il était encore possible de rentrer à pied à minuit il y a quelques mois, le couvre-feu (28 janvier) a été instauré à cause de l’insécurité. Pour quinze jours, c’est dire la tension collective qui règne dans cette cité du bon vivre et de la « fiesta ». Du fait de son insularité, il est facile d’y commettre un méfait, mais difficile d’échapper aux poursuites. Le suspect sera toujours, inévitablement, appréhendé. Il suffit de surveiller les berges, de ratisser la ville et les bois. Cette situation géographique sécuritaire a été érigée en conscience populaire. Quelque part, elle encadre la relation entre les habitants, plus besogneux à privilégier l’entente plus qu’ailleurs à Madagascar. Alors, quand c’est partagé sur « Facebook », que les autorités annoncent l’instauration du couvre-feu, la nouvelle interpelle. Les « Nosy-béen(ne)s », dans le fond, sont des gens accueillants. Habitué(e)s aux dizaines de milliers de visiteurs venus des quatre coins du globe, touristes nationaux et internationaux, la jeunesse locale est fêtarde, mais jamais violente. D’où l’étonnement aussi face à la prise d’une mesure aussi radicale. Un internaute revient sur les raisons : « Il y avait 5 personnes, dans différents lieux sur Nosy Be, qui ont été assassinées à coups de couteau. Elles ont toutes été trouvées sans vie, voilà la raison… ». La terreur s’installe. Étonnant aussi que cette apostrophe de la vie nocturne s’étale sur quinze jours. Même lors des derniers évènements de septembre et octobre, l’île aux parfums a continué sa vie sereine et festive. D’autres villes de Madagascar, cela se compte pour l’instant sur les doigts d’une main, connaissent aussi un regain d’insécurité : Fénérive-Est et Antsohihy, la première à l’Est et la seconde sur l’axe de l’infernale Route nationale 6. Il ne reste qu’à espérer que cela ne fasse pas tache d’huile dans les régions encore fragilisées par la crise politique de l’année dernière. Sans oublier une société malgache déboussolée et appauvrie.

Maminirina Rado

- Publicité -
Suivez nous
419,278FansJ'aime
14,461SuiveursSuivre
5,417SuiveursSuivre
1,920AbonnésS'abonner

S'abonner à notre newsletter

Articles qui pourraient vous intéresser

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

S'abonner à notre newsletter