Le passage du cyclone tropical Fytia à Madagascar a causé d’importants dégâts humains et matériels dans plusieurs régions du pays. Parmi les secteurs les plus durement touchés, l’éducation paie un lourd tribut. Les bilans provisoires publiés par les autorités font état d’au moins 191 salles de classe : 98 partiellement décoiffées, 49 partiellement détruites et 44 complètement détruites. Ces dégâts surviennent en pleine période scolaire, interrompant brutalement les cours pour des milliers d’élèves. Une situation qui relance, une fois de plus, le débat sur l’adaptation du calendrier scolaire face aux aléas climatiques récurrents. Pour rappel, le cyclone tropical Fytia, survenu le 3 février 2026, a affecté 30 districts répartis dans neuf régions, dont Analamanga, Boeny, Sofia et Atsinanana. Le bilan provisoire fait état de dix décès, d’un disparu, de sept blessés et de plus de 66 000 personnes sinistrées. Près de 24 000 personnes ont été contraintes de quitter leur domicile, tandis que des milliers de cases ont été inondées, endommagées ou détruites.
Sinistrées. Dans ce contexte déjà critique, l’impact sur les infrastructures scolaires retient particulièrement l’attention. Ces dégâts surviennent en pleine période scolaire, interrompant brutalement les cours pour des milliers d’élèves. Chaque année, les cyclones, inondations et fortes pluies perturbent le fonctionnement normal des établissements scolaires, entraînant des fermetures prolongées, des déplacements d’élèves et des retards pédagogiques difficiles à rattraper. Cette nouvelle catastrophe remet sur la table la question du calendrier scolaire, souvent jugé inadapté aux réalités climatiques du pays. Plusieurs voix plaident pour une révision du calendrier afin de mieux tenir compte des saisons cycloniques, de réduire les interruptions répétées et de protéger le droit à l’éducation. Des avancées majeures ont été initiées, mais brutalement freinées par les désormais dirigeants déchus du pays. Le cyclone Fytia rappelle l’urgence d’un débat national sur un système éducatif plus résilient, capable de s’adapter durablement aux chocs climatiques de plus en plus fréquents.
José Belalahy


