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vendredi, février 6, 2026
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Behenjy : Un réseau de voleurs d’ossements humains démantelé

Une affaire sensible de trafic présumé d’ossements humains a été fortuitement révélée dans la commune rurale de Behenjy, district d’Ambatolampy, à la suite d’une mission de recoupement d’informations menée par la Police spécialisée en stupéfiants (STUP) en provenance d’Antananarivo. Le vendredi 30 janvier 2026, vers 11 heures du matin. les éléments de la STUP se trouvaient à Behenjy dans le cadre d’une enquête distincte liée à des activités suspectes, lorsqu’ils ont travaillé de concert avec les gendarmes de la brigade territoriale locale. C’est au cours de cette opération conjointe, appuyée par plusieurs dispositifs de surveillance mis en place en amont, que les forces de l’ordre sont tombées sur trois individus au comportement jugé suspect. Ces derniers ont été interpellés à environ 200 mètres de la RN7, au lieu-dit Morarano, sur un embranchement menant vers le fokontany Ambohidrano Nord. Ils étaient en attente d’un véhicule et de potentiels acheteurs, transportant un sac contenant des restes humains. Il s’agirait notamment de longs os, d’un poids avoisinant les 12 kilos, dégageant encore une forte odeur. Lors des premières auditions, les intéressés auraient soutenu qu’ils avaient été simplement engagés pour transporter le colis, sans en connaître l’origine. Toutefois, les investigations menées par la gendarmerie ont permis d’établir qu’ils auraient eux-mêmes procédé à la profanation d’une tombe, dans la nuit du jeudi 29 janvier 2026, au fokontany Ankady, commune rurale de Miantsoarivo, district d’Arivonimamo. Placés en garde à vue au bureau de la gendarmerie de Behenjy, les trois suspects ont fait l’objet d’une enquête approfondie. Celle-ci a conduit à l’identification d’autres personnes présumées impliquées, résidant à Antananarivo. Une série d’arrestations a ainsi été menée dans la capitale les jours suivants. Le dernier bilan communiqué par les forces de l’ordre fait état de huit personnes interpellées au total, dont cinq femmes. Certaines seraient soupçonnées d’agir comme intermédiaires dans la commercialisation des ossements humains, tandis que le ou les véritables commanditaires demeurent, à ce stade, non clairement identifiés. Des opérations d’infiltration, avec des policiers se faisant passer pour des acheteurs, ont permis de procéder à plusieurs arrestations. Les suspects devraient être présentés devant la justice le jeudi 5 février 2026. L’enquête se poursuit afin de faire toute la lumière sur cette affaire. Les autorités soulignent enfin que ces résultats ont été obtenus grâce à une collaboration étroite entre la Police nationale et la Gendarmerie nationale. $

T.M

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