
Désengagement. Des mouvements internes commencent à se faire sentir au sein du parti Tiako I Madagasikara (TIM). Sans annonce officielle, certaines figures historiquement proches de l’ancien président Marc Ravalomanana semblent prendre de la distance, une évolution qui suscite des interrogations au sein des rangs du parti. Lors de la célébration de l’anniversaire du TIM à Tanjombato, le député Fidèle Razara Pierre a évoqué l’existence de « signes de désengagement », indiquant que « certains cherchent déjà à quitter le navire ». Si la formation politique poursuit ses activités, des discussions internes et des ressentis contrastés sont perceptibles parmi les militants, notamment en lien avec les mécanismes de participation et de représentation.
Redynamisation. Certaines situations illustrent ces tensions, à l’image de celle concernant Botozaza Pierrot, figure reconnue de la région Est, qui n’aurait pas pris part à une rencontre de « redynamisation » du parti organisée à Toamasina. Ancien vice-Premier ministre et ex-ministre des Transports sous la présidence de Marc Ravalomanana, il demeure une personnalité influente au niveau régional. Cette situation intervient dans un contexte déjà marqué, par le passé, par des choix politiques similaires lors de précédentes échéances électorales.
Cohésion. Malgré leur engagement durant les périodes difficiles traversées par le parti, certains cadres estiment aujourd’hui ne pas disposer d’un espace suffisant pour contribuer aux orientations actuelles. Des analyses relayées sur les réseaux sociaux mettent en avant la question de la concentration des décisions au sein des formations politiques, une problématique régulièrement évoquée dans le débat public. Le TIM semble engagé dans une phase de réflexion interne, tandis que les observateurs s’interrogent sur l’évolution de sa gouvernance et sur la capacité du parti à préserver la cohésion de ses différentes composantes.
Recueillis par Nadia R.



Il faut virer le vendeur Tiko et remplacer par une new génération