
La réaction de la Présidence de la Refondation de la République de Madagascar (PRRM) ne s’est pas faite attendre. Quelques heures seulement après la publication d’une vidéo montrant l’accueil officiel de l’ancien président Andry Rajoelina par le roi d’Eswatini, la PRRM sort un communiqué pour condamner de la manière la plus ferme cette rencontre. Un acte considéré par les autorités malgaches comme « une atteinte grave à la souveraineté de l’Etat malgache et un mépris des principes de justice, de responsabilité et de respect dus à un peuple meurtri et privé de ses droits fondamentaux durant la période du régime Rajoelina». Tout en mettant en exergue la souveraineté de Madagascar, la PRRM affirme qu’elle « ne saurait accepter qu’un individu visé par un mandat d’arrêt international fasse l’objet d’une quelconque légitimation sur la scène diplomatique régionale ». Selon le communiqué, « Andry Rajoelina ayant déjà perdu sa nationalité malagasy, toute tentative de le présenter comme une figure représentative légitime de Madagascar est juridiquement infondée et politiquement inacceptable ». La PRRM accuse l’ex-président d’être responsable des pertes en vies humaines et des blessures qui ont été causées par les évènements qui se sont produits au pays au mois de septembre-octobre 2025.
Facteur de trouble
La Présidence de la Refondation de la République de Madagascar pointe aussi du doigt l’initiative du Royaume d’Eswatini et affirme que « ce geste apparaît comme un facteur de trouble et de perturbation du processus de réconciliation et de concertation nationales en cours, affaiblissant les dynamiques de paix et fragilisant la confiance régionale ». Cette rencontre est même qualifiée « d’acte de déstabilisation » par les autorités malgaches, qui soulignent dans la foulée l’importance du processus engagé actuellement sous l’égide de la SADC, visant à concrétiser le retour à l’ordre constitutionnel. « Dans ce contexte, l’accueil officiel réservé à Andry Rajoelina par le Royaume d’Eswatini est perçu par le peuple malgache comme une insulte au sang versé, à la mémoire des victimes, au sacrifice de la jeunesse et à la dignité nationale », soutient le communiqué de la PRRM. Suite à cette entrevue, la Présidence de la Refondation de la République de Madagascar saisit le Secrétariat de la SADC et le président Cyril Ramaphusa afin de leur faire part des préoccupations majeures de l’Etat malgache. On s’attend ainsi à une note verbale émanant du ministère des Affaires étrangères. En exil politique dans un pays étranger depuis le 12 octobre 2025 et ayant perdu sa nationalité malagasy, Andry Rajoelina est désormais privé des droits d’allégeance envers l’Etat malgache. La question est donc de savoir pourquoi les autorités de transition en place réagissent avec autant de virulence à l’encontre d’un ancien dirigeant qui ne pourra plus rien entreprendre sur le territoire national.
Davis R



Faut demander au gogo Trump d’enlever ce roi gigolo.hahahah