
Norolalao Ramanantsoa signe son grand retour à la présidence de la Fédération malgache d’athlétisme. Élue avec une confortable majorité de 8 voix sur 14, l’ancienne dirigeante, forte de deux mandats, revient aux commandes quatre ans après son départ, portée par l’ambition de relancer les performances nationales, de restructurer les centres de formation et de redonner à Madagascar sa place sur la scène internationale.
L’athlétisme malgache connaît un tournant majeur. À l’issue d’une assemblée générale élective tendue, qui a duré plus de cinq heures, à Alarobia, ce samedi, Norolalao Ramanantsoa a été élue présidente de la Fédération malgache d’athlétisme (FMA). Elle a obtenu 8 voix sur les 14 ligues régionales appelées à voter, s’imposant clairement face à ses deux adversaires. Elle fait ainsi son come-back à la présidence, quatre ans après avoir cédé son poste au terme de deux mandats consécutifs. De son côté, le président sortant, Dominique Raherison, qui n’aurait pas rempli un second mandat après un bilan en demi-teinte, s’est contenté de 3 voix, un résultat qu’il partage avec le troisième candidat, Mahatana Jean de La Croix. Le scrutin n’a pas été sans embûches. Plusieurs contestations ont émergé concernant la conformité de certaines ligues, des irrégularités de représentation, et même l’exclusion provisoire de ligues importantes, dont celle d’Analamanga. Après des réclamations et la présentation de certificats officiels validés par le ministère de tutelle, les ligues concernées ont pu participer, permettant ainsi la tenue régulière du vote.
Dans ses premières déclarations, la nouvelle présidente a affiché ses ambitions. Elle entend travailler en étroite collaboration avec les ligues régionales pour mieux encadrer les athlètes et booster leurs performances. Un calendrier de la saison sera publié rapidement afin d’organiser efficacement les compétitions. Seuls les athlètes les plus méritants seront sélectionnés pour représenter Madagascar à l’international. Norolalao Ramanantsoa mise aussi sur la relance des centres de formation pour retrouver un niveau compétitif élevé. « Nous prouverons à nouveau que Madagascar a sa place en athlétisme », a-t-elle insisté, en appelant à une forte coopération avec le ministère de la Jeunesse et des Sports. Elle n’oublie pas les athlètes évoluant à l’étranger, qu’elle considère comme des atouts précieux, et envisage l’intégration d’autres athlètes malgaches dans des programmes d’entraînement de haut niveau, comme ceux de Dakar ou d’autres centres reconnus. Ce retour d’une figure expérimentée du sport malgache suscite de l’espoir dans une discipline qui aspire à renouer avec les podiums internationaux. Les quatre prochaines années s’annoncent décisives pour redonner du dynamisme à l’athlétisme national.
T.H


