Récupérer les fonds et les biens mal acquis déposés à l’étranger n’est-il pas juste et logique? D’autant qu’il existe un accord d’entraide judiciaire entre les deux États, dont les objectifs sont : audition, perquisition, remise de pièces, gel des avoirs. Étant entendu que l’agenda de l’extradition de l’inculpé et la restitution des fonds sont complexes. Mais les manœuvres et la volatilité de l’inculpé en question dépassent l’imagination, car il dispose d’un réseau puissant lui donnant des qualités de passe-muraille. Il est normal qu’on soit vigilant. Le peuple malgache, échaudé des manœuvres dont il était victime dans le passé, met sous pression ses gouvernants, qui ne peuvent que s’exécuter avec une obligation de résultats. Ce n’est un secret pour personne, même pour nos voisins, que tant de nos ressources, volées, mais appréhendées à l’étranger, se sont, du fait de la complexité et de la langueur des procédures, volatilisées en pertes et profits. Du bois de rose à Singapour ou au Mozambique, des lingots d’or en Afrique du Sud et bien d’autres…
Sachez qu’on ne veut pas s’ingérer dans les affaires de la justice mauricienne, mais nous insistons encore sur la capacité de nuisance de Ravatomanga. Pour preuve, n’a-t-il pas essayé de soudoyer des responsables chez vous au point de semer des soupçons et même des démissions parmi vos élites.
Nous ne voulons que vous avertir des manœuvres du personnage : il est capable de tout, même de changer de cœur –miova fo– (comme on dit chez nous) à ses fins.
Et ne nous lancez plus des : « pran ou conseil ale ou lakaz, madame ! »
Outrecuidance : désinvolture impertinente envers autrui. (Robert)
M. Ranarivao





Les allégations arrogantes des avocats Mauriciens de Pablo Escobar Gasy , prenant de haut la révolte populaire conduisant à la chute du tyran sanguinaires , sont choquantes à juste titre !
Il fallait bien que cela arrive. Pendant des années, le pays a vécu sous la coupe silencieuse d’un empire économique dont l’ampleur défiait l’entendement. Ravatomanga n’était pas un simple entrepreneur. Il était devenu un symbiote vissé aux artères financières de l’État, pompant l’oxygène de l’économie nationale pour alimenter ses dizaines de sociétés, ventilées comme un poulpe géant couvrant tout le territoire. L’annonce du gel total de ses avoirs n’est pas un acte de justice ordinaire, mais le premier vrai coup porté à une oligarchie qui a prospéré au détriment d’un peuple maintenu dans la misère comme stratégie de gestion. Pendant que le pays se débattait dans la pauvreté, pendant que les familles choisissaient entre un repas ou un cahier d’école, des centaines de millions de dollars s’évaporaient dans les réseaux opaques de l’homme d’affaires, réinvestis à l’étranger ou consolidés dans un réseau de sociétés écrans. On nous vendait l’image du capitaine d’industrie qui crée des emplois. En réalité, on assistait à un pillage en règle, digne d’un manuel d’économie coloniale, sauf que cette colonisation-là venait de l’intérieur. Ses entreprises prospéraient parce qu’elles avaient été littéralement greffées sur les marchés publics, un pipeline direct entre les caisses de l’État et les caisses du magnat. L’affaire Ravatomanga révèle au grand jour le mécanisme que tout le monde connaissait, mais que personne n’osait nommer : un système où l’argent achète tout, corrompt tout, influence tout. Où les grandes fortunes se construisent sur les marchés publics comme d’autres construiraient des châteaux de cartes avec des billets de banque. Où des réseaux politico-économiques verrouillent le débat public, neutralisent la presse, et étendent leurs tentacules jusqu’aux lieux où se prennent les décisions. Le magnat n’est pas l’exception. Il est le produit parfait d’un modèle qui a pourri de l’intérieur.
Maintenant le peuple Malgache veut aussi la tête de Rainilainga et de son PM Christian TSAY !
Pourquoi ? Satria ny môrisianina dia mihevitra ny gasy ho vendrana hatrany. Anjarantsika ny manaporofo hoe diso izany.