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jeudi, février 12, 2026
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Cyclone Gezani : La solidarité nationale mise à l’épreuve

Pour l’heure, les chiffres officiels n’autorisent pas le régime de refondation à déclarer un État de sinistre national et à recourir aux aides internationales.

20 décès recensés, dont 18 dans le district de Toamasina II et 2 à Ambatondrazaka, 15 personnes portées disparues, 33 blessés graves, 3 208 sinistrés issus de 744 ménages, 2 742 personnes déplacées issues de 818 familles. C’est le bilan provisoire du passage du cyclone Gezani, publié par le Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC). Pour le moment, les chiffres ne reflètent pas forcément l’ampleur des dégâts laissés par ce cyclone tropical intense, qui a frappé cinq régions de la Grande Île, à savoir Atsinanana, Analamanga, Analanjirofo et Alaotra Mangoro. En termes d’infrastructures, la ville de Toamasina est ravagée à plus de 80 %, selon les premières estimations. Place désormais à la reconstruction et à la réhabilitation des maisons d’habitation, qui sont sous les eaux et/ou tombées en ruines. À l’issue d’un Conseil du gouvernement organisé par visioconférence, hier, le gouvernement a lancé un appel à la solidarité nationale et internationale. En effet, la gestion des dégâts laissés par Gezani constitue le premier test grandeur nature pour le régime de refondation. L’occasion pour l’équipe de Herintsalama Rajaonarivelo de se montrer efficace et proactive.

Récupérations politiques. Pour l’heure, les chiffres officiels n’autorisent pas le régime de refondation à déclarer un État de sinistre national et à recourir aux aides internationales car, selon les pratiques, il faut au moins 25 000 sinistrés pour déclarer un sinistre national. À cette allure, la reconstruction de Tamatave devrait dépendre de l’ingéniosité des tenants du pouvoir de refondation. Vont-ils trouver de nouvelles mesures ou vont-ils tout simplement répéter les pratiques de leurs prédécesseurs, qui consistaient à la distribution de vivres, de repas chauds, de couvertures, ainsi que de tôles au profit des sinistrés ? Le vrai changement consiste, en effet, à apporter de l’innovation dans la prise de décision et dans la gestion de ce genre de situation. Quoi qu’il en soit, la solidarité nationale est mise à l’épreuve face aux dégâts causés par Gezani. Le Fihavanana Malagasy doit primer et chaque région devrait apporter sa part de contribution pour venir en aide aux milliers de victimes dans l’Atsinanana. L’exclusion, la divergence d’opinions et les discours tribalistes devraient être laissés de côté. Depuis hier matin, on aperçoit, à travers les réseaux sociaux, des initiatives citoyennes visant à lancer des levées de fonds. Nul n’ignore pourtant que ce genre de crise n’est pas toujours exempt de profiteurs et d’arnaqueurs. C’est pourquoi bon nombre de concitoyens appellent le gouvernement à organiser un téléthon national. Mais vu la succession des déclarations politiques et la ruée des politiciens vers Toamasina, on craint que cet élan de solidarité nationale soit supplanté par les pratiques courantes des… récupérations politiques.

Davis R

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