37 millions de dollars de la Banque mondiale, 5 millions de dollars des Nations unies, 250 000 USD de l’OMS, 230 000 euros de la COI… La communauté internationale vole au secours de Madagascar au lendemain du passage de Gezani, qui a laissé une lourde facture que l’État ne peut payer à lui seul.
Pluie de dollars et d’euros
À l’instar des précipitations entraînées dans leur sillage par les deux phénomènes météorologiques extrêmes qui se sont succédé à une semaine d’intervalle, les dollars et les euros pleuvent. « Pour venir en soutien aux populations », comme le précise Emmanuel Macron, qui mobilise à cette fin des moyens français. Sans compter l’intervention de la France à travers des agences et organisations comme l’AFD ou la COI, ou encore par le biais de l’Union européenne. La Banque mondiale est plus précise dans ses comptes en mobilisant immédiatement « un premier plan de réponse d’urgence de 37 millions de dollars afin de répondre aux besoins les plus pressants et d’apporter une assistance directe à 40 000 premiers ménages impactés par les cyclones Fytia et Gezani ». En somme (au propre comme au figuré), toute cette pluie de devises est une aide directe aux populations sinistrées, et non pas au pouvoir en place, qui est également tenu d’apporter sa « part de briques ». C’est-à-dire de millions. En plus de l’appel à la solidarité nationale, tous les barons de la Refondation devraient apporter leur pierre à l’édifice de la reconstruction de Toamasina. Ce n’est pas un chantier à cent balles pour les Colonels qui tiennent la barre et les cordons de la bourse. En cette période où le pays est dans le rouge, c’est le moment pour le Colonel au béret vert d’appliquer « la politique d’austérité et de sobriété budgétaire » qu’il a prônée dans l’euphorie de sa prise de pouvoir, en renonçant notamment aux « privilèges particuliers tels que les allocations de carburant et les indemnités exorbitantes », comme l’a recommandé la conférence épiscopale de Madagascar dans son message du 11 novembre 2025. Mais jusqu’à présent, les évêques ont prêché dans le désert.
R.O




