Test de crédibilité de plus en plus réussi pour le gouvernement de la refondation. La signature avec l’Union Européenne de de trois conventions de financement d’un montant total de 370 milliards d’ariary, environ 73 millions d’euros, marque une étape importante dans la trajectoire du régime de transition.
Triple gain
Au-delà des chiffres, cet accord constitue en effet un signal politique fort et un pari économique stratégique. Il ne s’agit, bien évidemment pas d’une reconnaissance formelle du régime qui reste, pour le moment sous sanction de l’Union Africaine, mais force est de reconnaitre que cet accord lui confère une forme de validation diplomatique, renforçant sa position sur la scène internationale et consolide son image d’acteur capable de dialoguer avec les grands partenaires techniques et financiers. Mais le gros avantage est avant tout économique puisque les secteurs ciblés par le financement européen sont très stratégiques. A commencer par le commerce qui représente un moteur de croissance car il peut à la fois améliorer la compétitivité des entreprises locales, renforcer les capacités d’exportation et faciliter l’accès aux marchés extérieurs. Le secteur de l’eau touche, pour sa part directement aux conditions de vie des populations et l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, a des effets immédiats sur la santé publique. Enfin, l’économie verte projette le pays dans une dynamique d’avenir axé sur la transition énergétique, la gestion durable des ressources naturelles, la création d’emplois verts. Au moins, le régime de transition enregistre, ici un triple gain : La crédibilité diplomatique, l’opportunité de relance économique, mais aussi un test de gouvernance dans le domaine des relations avec les bailleurs de fonds.
R.Edmond.




