Un homme de 32 ans a été arrêté par la Police nationale, à travers son Service de lutte contre la cybercriminalité basé à Anosy, le mardi 10 février dans la capitale. Il est poursuivi pour viol, tentative de diffusion de vidéos à caractère obscène et extorsion de fonds. L’enquête a été ouverte à la suite des plaintes déposées par deux femmes. Ces dernières accusent le suspect de les avoir violées, mais aussi d’avoir filmé, à leur insu, des scènes intimes lors de leurs moments privés. Selon leurs déclarations, l’individu aurait ensuite menacé de diffuser ces vidéos compromettantes sur les réseaux sociaux si elles refusaient de lui verser de l’argent ou de poursuivre une relation avec lui. D’après les investigations menées par les éléments du service spécialisé en cybercriminalité, le suspect entretenait des relations avec ses victimes et leur aurait administré des substances stupéfiantes, les rendant incapables de se défendre ou d’opposer une résistance. Profitant de leur état de vulnérabilité, il enregistrait des vidéos à caractère obscène destinées à servir de moyen de pression. Les enquêteurs ont procédé à une perquisition qui a permis de retrouver en sa possession des preuves matérielles liées aux faits dénoncés, notamment des supports numériques contenant les enregistrements incriminés. Placé en garde à vue, l’homme aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés au cours de son interrogatoire. L’affaire a été déférée au parquet lundi. À l’issue de sa présentation devant le magistrat, le mis en cause a été placé en détention préventive à la prison de Tsiafahy. Les autorités rappellent que la captation et la diffusion d’images intimes sans consentement, ainsi que toute forme de chantage sexuel en ligne, constituent des infractions pénales sévèrement réprimées par la loi.
Yv Sam




