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jeudi, février 19, 2026
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Trafic d’espèces protégées : Cinq individus écroués à Morondava avec 646 tortues radiées

La lutte contre le trafic des espèces endémiques se poursuit à Madagascar. À l’issue de leur défèrement au parquet près le tribunal de première instance de Morondava, cinq individus impliqués dans une affaire de transport illicite et de détention d’animaux protégés ont été placés sous mandat de dépôt. Ils étaient en possession de 646 tortues appartenant à l’espèce Astrochelys radiata, communément appelée tortue radiée. Selon les informations recueillies, les suspects ont été interceptés alors qu’ils transportaient ces reptiles dans des conditions précaires, destinées vraisemblablement à alimenter un réseau de trafic.

L’ouverture d’une enquête a permis de remonter jusqu’à leur présentation devant le parquet, qui a décidé de leur placement en détention provisoire en attendant la suite de la procédure judiciaire. Endémique du sud de Madagascar, la tortue radiée est classée en danger critique d’extinction par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Très prisée pour sa carapace aux motifs étoilés jaunes et noirs, elle est victime d’un braconnage intense, tant pour la consommation locale que pour le commerce illégal international d’animaux exotiques.

Au fil des années, les réseaux criminels se sont structurés, exploitant la vulnérabilité des zones rurales et la pauvreté de certaines communautés pour recruter des collecteurs. Les tortues sont ensuite regroupées, dissimulées dans des sacs ou des caisses, puis acheminées vers les grands centres urbains ou les ports, en vue d’une exportation clandestine vers l’Asie ou d’autres marchés étrangers.

Le trafic de tortues radiées s’inscrit dans un phénomène plus large touchant plusieurs espèces endémiques malgaches. L’île, reconnue mondialement pour sa biodiversité exceptionnelle, est régulièrement ciblée par des réseaux spécialisés dans le commerce illégal de lémuriens, de caméléons, d’oiseaux rares, ou encore de bois précieux. La disparition progressive de ces espèces fragilise les écosystèmes locaux. Les tortues, par exemple, jouent un rôle essentiel dans la dissémination des graines et l’équilibre des milieux arides du sud. Leur raréfaction a donc un impact direct sur la régénération de la végétation et la stabilité écologique.

Malgré les opérations menées par les forces de l’ordre et les services de l’environnement, les trafiquants redoublent d’ingéniosité pour contourner les contrôles. Les saisies de grande ampleur, comme celle des 646 tortues à Morondava, témoignent de l’ampleur du phénomène.

Yv Sam

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