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mardi, septembre 29, 2026
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De l’Amiral rouge au Colonel au béret vert

La rencontre entre le colonel Michael Randrianirina et le président français Emmanuel Macron, cet après-midi à 14 heures, au Palais de l’Élysée, coïncide, enfin presque, avec le 53e anniversaire du débarquement, sur la rive gauche de la Seine, dans le 7e arrondissement de Paris, d’un brillant officier de marine, sortant de l’École navale de Brest, qui maîtrisait la langue de Molière aussi bien, sinon plus, que les Français eux-mêmes.

De l’Amiral rouge au Colonel au béret vert

Le coup d’envoi de la révision des accords de coopération franco-malgaches avait effectivement débuté le 8 février 1973 à Paris, avec le ministre des Affaires étrangères, le capitaine de corvette Didier Ratsiraka, à la tête de la délégation dépêchée par le général Gabriel Ramanantsoa. C’était la liesse populaire le 11 mai 1973, au moment du retour de la mission composée de tout ce que le pays comptait, à l’époque, d’illustres professeurs et de brillants technocrates, doublés de fins négociateurs. Un demi-siècle après, le régime de la Refondation est représenté au plus haut niveau pour redéfinir la coopération entre les deux capitales. « Un nouveau cadre de partenariat » évoqué au cours du récent entretien entre le numéro Un du Quai d’Orsay et la cheffe de la diplomatie malgache. Cette dernière fait certainement partie de la délégation composée de cinq ministres, en attendant de les voir sur les réseaux sociaux. Tout particulièrement sur Facebook qui est en passe, s’il ne l’est déjà, de devenir le moyen de communication officiel du « Fanavaozana », quand bien même les nouveaux tenants du pouvoir crieraient aussitôt au « fake » lorsque les publications les dérangent. On attend de voir ce qu’il en sera par rapport à la présente mission conduite par le colonel au béret vert qui rappelle, toutes proportions gardées, celle dirigée par celui qui allait devenir, par la suite, l’Amiral rouge. On attend aussi de voir si le nouvel homme fort du pays ira jusqu’à dénoncer les six accords de coopération signés entre le gouvernement malgache et le gouvernement français lors de la visite d’État d’Emmanuel Macron à Madagascar en avril 2025. On attend enfin de voir si la délégation de la Refondation sera accueillie, à son retour au pays, avec la même ferveur populaire qu’en 1973.

R.O

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5 Commentaires

  1. C’est plutôt l’esprit décomplexé de l’époque du général RAMANANTSOA qui mérite d’être soutenu si on veut rester positif.
    MADAGASCAR de RANDRIANIRINA est un autre registre et un parcours nouvel; tout comme la FRANCE de MACRON n’est plus celui de POMPIDOU de l’époque..
    Le point commun entre les deux états actuellement réside dans l’effectivité de la souveraineté des nations face aux évolutions géopolitiques et la défense des intérêts nationaux particuliers face aux expansionnistes outragés.

  2. La relation esclave\maitre ne changera pas avec ce colonel de pacotille sans honneur qui demande des aides partout.
    Il fera la même chose avec le président français comme il a fait avec Poutine.
    C’est tout ce qu’il sait faire, MENDIER.
    Il ne faut pas donc s’attendre à un grand chamboulement, il faut s’attendre plutôt à des pillages tous azimuts à Madagascar.

  3. Brillant officier de marine, le Didier Ratsiraka? Durant ses études, peut-être! Quand on voit l’ampleur des dégâts socio-économiques qu’il a laissé 50 ans plus tard après sa prise de pouvoir, c’est juste pitoyable et le mot est « juste » faible!

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