La France et Madagascar s’apprêtent à actualiser leur convention d’entraide judiciaire, vieille de plus d’un demi-siècle. Mardi 24 février, à Paris, le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, a reçu son homologue malgache, Fanirisoa Ernaivo, pour relancer et moderniser cette coopération entre les deux pays. Selon Gérald Darmanin, les échanges ont porté sur « l’actualisation de la convention d’entraide judiciaire liant nos deux pays depuis 1973 » et sur « l’importance d’avancer ensemble, notamment, sur les transfèrements des détenus, les enlèvements internationaux d’enfants et la réponse judiciaire aux réseaux de passeurs agissant au détriment de Mayotte ». Paris souhaite alors adapter un cadre juridique ancien aux réalités contemporaines.
Signée en 1973, la convention actuelle ne correspond plus pleinement aux défis transnationaux actuels. La question des transfèrements de détenus figure parmi les priorités affichées par Gérald Darmanin. Plusieurs cas de ressortissants français incarcérés à Madagascar ont suscité des interpellations répétées d’élus français. Parmi eux, Houcine Arfa et le colonel Philippe François, dont les situations ont alimenté des débats politiques et des demandes d’éclaircissements à Paris. Dans ce contexte, l’actualisation de la coopération judiciaire vise à fluidifier les procédures, à clarifier les cadres d’exécution des peines et à éviter que des dossiers individuels ne deviennent des contentieux diplomatiques.
Les enlèvements internationaux d’enfants et la question migratoire s’imposent également dans les échanges franco-malgaches. Gérald Darmanin a évoqué la nécessité d’apporter une « réponse judiciaire aux réseaux de passeurs agissant au détriment de Mayotte ».
Rija R.



