
Le samedi 28 février, la nuit ne tombera pas sur Antsirabe. Elle explosera car, à 21 heures tapantes, les portes du Vakinight Club s’ouvriront sur une déferlante sonore. Au centre de cette montée d’adrénaline, Agrad, figure de proue d’un rap malgache qui ne demande plus la permission d’exister.
Dans la fraîcheur piquante d’Antsirabe, la Ville d’eau troquera son calme habituel contre des basses lourdes, des sonorités comme le boombap, la trap, la drill et surtout des punchlines tranchantes. Agrad ne vient pas « faire un show ». Il vient marquer le territoire, installer une vibe, imposer une voix. Son rap est brut, sans maquillage. Chaque texte cogne, chaque rime respire le vécu. Ambition, lutte, vérité crue, il déroule son univers sans filtre. Sur scène, l’artiste ne récite pas, il habite, il fait bouger, il harangue, il fait hocher des têtes. Cette énergie contagieuse, cette proximité presque électrique avec le public, c’est sa signature.
Face à lui, un Vakinight Club prêt à vibrer : lumières affûtées, sono qui frappe au plexus, ambiance qui monte crescendo jusqu’à faire trembler les murs. L’endroit est devenu un carrefour des grandes nuits antsirabéennes. Samedi, il sera l’arène. Bien entendu, les amateurs de hip-hop, les noctambules, les chasseurs d’émotions fortes ont rendez-vous avec un moment qui ne se raconte pas, il se vit. Le 28 février ne sera pas une simple case cochée sur le calendrier. Ce sera une empreinte sonore. Un battement collectif. Antsirabe s’apprête à respirer, transpirer et vibrer au tempo d’Agrad.
Iss Heridiny



