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lundi, septembre 28, 2026
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Sortie de crise : La feuille de route de la refondation sous le feu des critiques

À Paris, Michael Randrianirina a évoqué la feuille de route

À la veille de sa transmission aux instances dirigeantes de la SADC, la feuille de route de la refondation voulue par le colonel Michael Randrianirina divise la classe politique.

Présenté comme le document stratégique censé baliser les 24 mois de transition, le texte suscite des critiques, sur fond d’absence de consultation élargie. Recommandée par la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), la feuille de route doit être soumise au plus tard aujourd’hui. Pour le chef de la Refondation de la République, il s’agit d’un document structurant. « Il s’agit d’un document qui présentera toutes les étapes et un chronogramme des 24 mois de la transition », a-t-il déclaré hier, en livrant sa propre version du contenu et de la philosophie du texte. L’ambition de l’initiative est claire : celle de fixer un cap, d’établir un calendrier précis et de donner une cohérence politique au processus de transition.

La ministre d’État en charge de la Refondation, Hanitra Razafimanantsoa, avait déjà préparé le terrain jeudi dernier. Elle a insisté sur la rupture avec le précédent historique. « La feuille de route de la refondation sera différente de celle de 2011 », a-t-elle affirmé, soulignant qu’il ne s’agit pas d’un simple compromis de sortie de crise, mais d’un « programme des 24 mois de transition qui résoudra non seulement la politique mais aussi le social et l’économie ». Autrement dit, un document à forte portée stratégique, qui définirait non seulement les étapes institutionnelles, mais aussi l’orientation politique du régime transitoire.

Mais sur le terrain politique, la lecture est tout autre. La méthode est contestée. Plusieurs formations politiques dénoncent une « démarche unilatérale ». Les critiques sous-entendent qu’un document engageant l’architecture institutionnelle et le calendrier électoral sur deux ans ne peut être élaboré sans une « consultation élargie des forces vives de la Nation ». Or, aucun cadre formel de discussion préalable n’a été organisé pour associer l’ensemble des acteurs concernés avant la finalisation et l’envoi du texte à la SADC. Pour certains opposants, la feuille de route risque de devenir un instrument politique au service d’un camp plutôt qu’un socle consensuel de transition. D’autres y voient une « tentative de verrouillage » anticipée du processus, sous couvert d’un chronogramme technique.

Houleux. Les partisans d’Andry Rajoelina affirment n’avoir été ni consultés ni impliqués dans l’initiative. Le secrétaire général du parti TIM, Riana Andriamasinoro, a demandé comment le document a pu voir le jour. Les crispations s’en trouvent alimentées. Même au sein des soutiens à la refondation, les voix divergent. Hier, le Komity Miaro ny Tolona (KMT), plateforme pourtant favorable au processus, a publiquement plaidé pour une consultation élargie avant l’adoption définitive du document. Réunis au stade Barea, à Anosy, hier, ses membres ont débattu longuement de la feuille de route. Le ton est monté. Le débat, décrit comme houleux, s’est achevé dans la confusion et les chamailleries, révélant des fractures internes sur la stratégie à adopter.

Dans cette séquence politique agitée, les vétérans sont aussi à l’affût. Certains acteurs expérimentés voient une opportunité. Au sein de la plateforme IRF, des figures telles que Tovonanahary Rabetsitonta, Benjamina Ramanantsoa ou Jean Max Rakotomamonjy tentent de revenir au centre du jeu politique. Pour ces « vieux routards » de la politique, la feuille de route n’est pas seulement un document technique. C’est un levier. Un instrument autour duquel se redessinent alliances, ambitions et équilibres internes. En s’impliquant dans le débat, ils cherchent à peser sur l’orientation de la transition et à reprendre une visibilité politique.

Rija R.

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4 Commentaires

  1. Il fallait bien se douter en mettant des militaires au pouvoir.
    Quand le Pdt affirme que Poutine est son frère on comprend encore mieux la mise en place d’une dictature déguisée
    Attachez vos ceintures !!!!!!

  2. Merci pour les critiques ! S’il n’y en avait pas ce serait très inquiétant pour la démocratie. Au moins cela change de l’ancienne pratique où l’on interdisait même de penser ou d’émettre son avis car cela perturbe l’ordre public. Même les sphincters de l’ancien pouvoir se mettent à émettre des critiques même nocives quitte à se ridiculiser !!!

  3. Que les vieux « routards » comme dit la publication cherchent à revenir au centre du jeu politique ; c’est le signe que ces dits  » vieux  » semblent oublier que le coup de vieux en politique est pour un pays un lourd handicap en terme de dynamisme, donc de développement .Mieux vaut le considérer comme un casseur de vitesse de la promotion de la jeunesse . Un goulot de friction et de ralentissements
    Certains bonshommes qui pensent qu’il suffit de rebattre les cartes pour reprendre la main et occuper l’espace avec l’air du temps passé.
    En politique, le Rebondissement est un jeu de chasse à sinécure . A la Refonte de prouver le contraire.

  4. Oui, mettons la jeunesse au pouvoir! Environ 70% d’alphabetisation, à peine 3% de diplomés d’études supérieurs, combien sur les 3% sont à l’étranger, zero expérience politique, au chômage. Et,…Le poste de Président sera libre en 2027. Jeune,…oui,…jeune.
    Quelle est la probabilité de tomber sur quelques un des 3%? Et celui de tomber sur un nouveau DJ? Bon, je l’admet, c’est autant pessimiste que réaliste.

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