
Madagascar place l’autosuffisance alimentaire au cœur de son avenir en misant sur la recherche agricole et l’innovation scientifique. La coopération entre institutions nationales et centres internationaux de recherche apparaît désormais comme la clé pour bâtir un système alimentaire durable et résilient face aux défis climatiques.
Madagascar a récemment accueilli une délégation de haut niveau composée des directeurs généraux du CGIAR, vaste réseau mondial de centres de recherche agricole. Leur visite dans la capitale a marqué un tournant dans la réflexion nationale sur l’avenir de l’agriculture et de la sécurité alimentaire. Ces responsables ont échangé avec des membres du gouvernement malgache ainsi qu’avec des représentants de la Banque mondiale, dans le but de renforcer la coopération et d’explorer les moyens par lesquels la science et l’innovation peuvent contribuer à transformer durablement le système alimentaire du pays. Selon le Dr Simeon Ehui, directeur général de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA), l’objectif est clair : mettre la recherche scientifique au service de la productivité agricole, améliorer la résilience face aux changements climatiques et garantir une sécurité alimentaire durable pour les générations futures.
Séminaire. Jeudi dernier, l’Université d’Antananarivo a été le théâtre d’un séminaire scientifique majeur. Autour de la table, plusieurs figures internationales de la recherche agricole : Dr Baboucarr Manneh (AfricaRice), Pr Appolinaire Djikeng (ILRI), Dr Joyce Maru (CIP), Dr Henri Ojulong (ICRISAT), Pr Leong Pock Jean Michel (FOFIFA), Dr Simeon Ehui (IITA). Le thème central de la conférence : « Des systèmes alimentaires durables et résilients face au changement climatique : regards croisés entre recherche nationale et internationale ». Étudiants, enseignants-chercheurs et partenaires nationaux ont participé activement aux débats, mettant en lumière les solutions concrètes pour améliorer la production agricole et adapter le système alimentaire malgache aux réalités climatiques de demain.
Narindra Rakotobe



