- Publicité -
lundi, mars 2, 2026
AccueilPolitiqueFeuille de route de la Refondation : Elections présidentielles au dernier trimestre 2027

Feuille de route de la Refondation : Elections présidentielles au dernier trimestre 2027

Cérémonie de présentation officielle de la feuille de route le samedi 28 février au palais d’Iavoloha

Samedi dernier, une feuille de route détaillée fixe désormais les étapes, les priorités et le calendrier d’un vaste chantier politique et juridique qui doit aboutir, au dernier trimestre 2027, à l’organisation des élections présidentielle et territoriales dans un cadre entièrement renouvelé.

Le document a été officialisé samedi dernier et remis aux représentants de la SADC, au palais d’Iavoloha. Il s’agit de la feuille de route du nouveau régime, qui détaille son projet politique. Selon les préambules de ce document, il ne vise pas uniquement les formations politiques. Il « s’impose à tous », posant ainsi les bases d’un processus présenté comme « inclusif ». Les projets de réforme s’attaquent au cœur du système, notamment l’architecture électorale, les règles du jeu politique et l’organisation territoriale de l’État.

La Commission électorale nationale indépendante sera intégralement refondée, selon le document. Derrière cette initiative, le régime veut « garantir une indépendance institutionnelle réelle, assurer une autonomie fonctionnelle effective et consacrer une représentativité pluraliste ». La crédibilité des scrutins passés ayant souvent été contestée, la nouvelle CENI devra s’imposer comme une institution au-dessus des soupçons, estime le projet, capable d’organiser des élections sans interférence et dans la transparence. Dans la même dynamique, un organe juridictionnel spécial sera mis en place. Il sera chargé des contentieux électoraux et de la proclamation des résultats définitifs.

Le projet de refondation ne compte pas se limiter à l’organe organisateur des élections. Les textes en vigueur seront révisés en profondeur pour aboutir à un nouveau Code électoral, énumère le document. La promesse est ambitieuse : garantir l’égalité des chances entre les candidats, renforcer l’équité dans la compétition et encadrer plus strictement les pratiques. Parallèlement, la législation sur les partis politiques sera revue. Le statut de l’opposition sera également redéfini, avec l’idée de clarifier les droits, les devoirs et les mécanismes de participation à la vie démocratique. À cela s’ajoute une réorganisation de l’administration territoriale. Cette réforme, souvent évoquée mais rarement menée à terme, pourrait redessiner les équilibres entre le pouvoir central et les collectivités, dans un contexte où la gouvernance locale reste un maillon fragile.

Refonte de la liste électorale. Le processus se veut participatif. Des concertations à tous les niveaux, national, régional et local, doivent être menées et achevées d’ici la fin de l’année 2026. Elles sont présentées comme le socle de légitimité de la refondation. Le calendrier s’accélérera en 2027. Dès le premier trimestre, un projet de nouvelle Constitution devra être rédigé. Ce texte constituera la pierre angulaire du nouvel édifice institutionnel. Il devra traduire les choix opérés lors des concertations et intégrer les réformes structurelles décidées en amont. Le premier semestre 2027 sera également consacré à la refonte de la liste électorale. Il s’agit de « disposer de données fiables et actualisées, et de constituer un fichier électoral de qualité ».

Avant la présidentielle, des élections constitutionnelles devront être organisées. Elles seront confiées à une CENI renouvelée, test grandeur nature du nouveau dispositif institutionnel et électoral. Si toutes les étapes sont respectées, le dernier trimestre 2027 verra la tenue des élections présidentielle et territoriales. Ces scrutins se dérouleront dans un cadre entièrement remanié, issu de deux années de réformes et de consultations. Sur le papier, la feuille de route dessine un chantier structuré. Mais la réussite de cette refondation dépendra de plusieurs facteurs, notamment la capacité à maintenir le calendrier, la volonté politique d’aller au bout des réformes, et surtout l’adhésion réelle des acteurs concernés. Car un texte, aussi détaillé soit-il, ne garantit pas à lui seul la transformation des pratiques.

Rija R.

- Publicité -
- Publicité -
- Publicité -
Suivez nous
419,278FansJ'aime
14,461SuiveursSuivre
5,417SuiveursSuivre
1,920AbonnésS'abonner
Articles qui pourraient vous intéresser

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici