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mardi, mars 3, 2026
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Pr Lily-Arison René de Roland : Pour des politiques touristiques co-construites avec les chercheurs et conservateurs

La biodiversité unique de Madagascar est le socle d’un secteur touristique qui peine à atteindre ses sommets. Face aux menaces croissantes qui pèsent sur les écosystèmes, des voix scientifiques s’élèvent pour appeler à un changement de méthode. Parmi elles, celle du professeur Lily-Arison René de Roland, qui exhorte les autorités à co-construire les politiques touristiques avec les chercheurs et conservateurs de la nature.

Le tourisme peut être un levier de conservation, mais seulement s’il est pensé avec ceux qui étudient et protègent le vivant. C’est ainsi que l’on peut résumer les propos du Pr Lily-Arison René de Roland, lauréat du prestigieux Indianapolis Prize 2025, pour faire état du modèle touristique actuel. Un modèle qui exploite la biodiversité comme vitrine, sans toujours intégrer les données scientifiques ni garantir la durabilité écologique à long terme. L’appel de ce scientifique de terrain, qui connaît à la fois les réalités écologiques et socio-économiques du pays, s’inscrit dans une légitimité scientifique, mais surtout pragmatique. En effet, Madagascar mise sur ses parcs nationaux, ses espèces endémiques et ses paysages exceptionnels pour attirer les visiteurs.

Main dans la main. Si ce choix stratégique a permis de positionner la Grande île comme une destination de nature incontournable, force est toutefois de constater que les décisions touristiques sont trop souvent prises sans s’appuyer suffisamment sur les données issues de la recherche. Or, les « scientifiques disposent d’informations cruciales sur la capacité de charge des sites, les cycles biologiques des espèces ou encore les impacts réels des activités humaines ». Sans cette expertise, le tourisme risque d’éroder progressivement la richesse naturelle qu’il met en avant. L’appel lancé au ministère du Tourisme va au-delà d’une simple collaboration ponctuelle. Il s’agit de repenser la gouvernance du secteur en intégrant durablement les chercheurs, les gestionnaires d’aires protégées et les communautés locales dans l’élaboration des politiques publiques. Cette approche permettrait d’anticiper les risques environnementaux tout en maximisant les bénéfices économiques et sociaux. En somme, faire de la conservation du vivant une condition première et non un frein au développement.

José Belalahy

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