
La Banque mondiale figure parmi les bailleurs de fonds qui ont répondu rapidement à l’appel à l’aide du gouvernement malgache pour apporter assistance aux sinistrés des cyclones Gezani et Fytia. L’institution de Breton Woods a notamment mobilisé 37 millions de dollars pour soutenir Madagascar.
Une aide d’urgence qui se met rapidement en place puisque selon nos informations, Une grande partie de financements, plus exactement 30,5 millions de dollars sont déjà disponibles dans les comptes de l’agence d’exécution qu’est le Fonds d’Intervention pour le Développement (FID)
Deux activités
Sur le papier, ces aides devraient soulager rapidement les souffrances des sinistrés puisque la majorité des financements sont destinés à deux activités essentielles que sont le transfert monétaire non conditionnel (TMNC) et le système Argent Contre Travail à Haute Intensité de Main d’œuvre (ACT-HIMO). A elle-seule, ces deux activités mobilisent un peu plus de 23 millions de dollars. Ces financements proviennent de deux programmes préexistants financés par la Banque Mondiale. Il s’agit, en l’occurrence ; du Contingent Emergency Response Project (CERP), un dispositif conçu pour être activé immédiatement après une crise majeure. Une fois la demande formelle introduite par le gouvernement et validée par la Banque mondiale, les ressources sont rendues disponibles en quelques jours afin de financer des interventions urgentes. Il y a également le Regional Emergency Preparedness and Access to Inclusive Recovery Program qui vise à renforcer la préparation financière et institutionnelle face aux chocs climatiques.
Gestion opérationnelle
Sur le terrain, ces programmes sont mis en œuvre par le dispositif de transfert monétaire non conditionnel qui consiste en des versements directs en espèces aux ménages affectés, sans obligation de participation à une activité spécifique. A raison notamment de 280.000 ariary par ménage. Au total, dans le cadre des deux programmes, ce dispositif bénéficie d’un peu plus de 14 millions de dollars. L’autre dispositif se concrétise sous forme de remise d’argent contre travail à haute intensité de main d’œuvre pour un montant d’environ 9,2 millions de dollars pour les deux programmes. Soit, en tout, un peu plus de 23 millions de dollars. La gestion opérationnelle de ces fonds est assurée par le Fonds d’Intervention pour le Développement, en coordination avec les ministères concernés et les structures nationales de gestion des risques et catastrophes. Les montants sont versés sur les comptes du FID, qui procède ensuite à l’identification des bénéficiaires, au déploiement des paiements ainsi qu’au suivi et à la justification des dépenses conformément aux règles fiduciaires de la Banque mondiale. A noter que d’autres activités sont également financées par ces deux programmes. A savoir : l’appui nutritionnel, l’appui à la relance des activités agricoles ainsi que l’acquisition de matériels d’urgence et de sauvetage.
R.Edmond.




