
Après le passage du cyclone Gezani, la ville de Toamasina poursuit sa lente reconstruction. Mais au-delà des dégâts matériels, la population reste en situation de grande vulnérabilité, touchant autant les familles modestes que les catégories sociales plus aisées.
Dans ce contexte, une campagne de distribution de 20 000 sachets de Koba Aina fortifié a été lancée par le Gret et Nutrizaza, via le projet Aintsoa financé par l’Agence française de développement, à la demande de la Direction régionale de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (DREAH) d’Atsinanana. L’opération, entamée dans le fokontany d’Analakininina, cible 2 000 enfants de 6 mois à 5 ans, répartis dans 10 fokontany.
Cette farine enrichie en vitamines et sels minéraux vise à prévenir la malnutrition et à soutenir le développement des plus jeunes, alors que les mères de famille, souvent chefs de foyer, doivent jongler entre la reconstruction matérielle et la recherche d’une alimentation suffisante, parfois au détriment de la qualité nutritionnelle.
Beaucoup reste encore à faire
Les familles sont incitées à privilégier l’ébullition de l’eau et à adopter des gestes d’hygiène essentiels pour limiter les risques sanitaires élevés en période post-cyclone, notamment les infections et diarrhées liées à l’eau insalubre, alors que vivre dans une maison salubre relève encore de défis gargantuesques.
Hanitra Andria


