Après des inspections inopinées dans les universités de la capitale, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique annonce une série de contrôles sur tout le territoire afin de sanctionner les établissements qui ne respectent pas les normes légales et académiques.
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESupReS) intensifie ses efforts pour renforcer la qualité de l’enseignement supérieur dans le pays. Dans cette optique, une visite inopinée a été effectuée dans deux établissements universitaires de la capitale. Cette mission a été conduite par le Dr Bearisoa Rakotoniaina, directeur de l’Accréditation et de l’Assurance qualité (DAAQ). L’objectif de cette descente était de constater directement la réalité sur le terrain et de prévenir les irrégularités. Le MESupReS prévoit, dans les trois prochains mois, une série de contrôles menés par la DAAQ à travers tout le territoire. « À l’issue des visites effectuées dans ces établissements d’enseignement supérieur, il est apparu qu’ils ne respectent pas les dispositions légales en vigueur. Les constats révèlent de multiples manquements aux normes exigées, qu’il s’agisse de la qualité de l’enseignement ou des infrastructures mises à disposition », a-t-il fait savoir. Un exemple marquant : certains étudiants en troisième année suivent encore les cours dispensés par des enseignants qui n’ont pas dépassé le niveau de la deuxième année, une situation jugée inadmissible, d’après toujours ce responsable.
Habilitation
Ces inspections visent à accélérer le traitement des dossiers de demande d’habilitation, indispensables pour l’ouverture et le fonctionnement légal des établissements. Les réponses seront fournies dans des délais courts, et toute non-conformité sera désormais sanctionnée. Il est rappelé que l’habilitation doit être renouvelée tous les cinq ans. Les établissements dépourvus de ce document officiel n’ont pas le droit d’opérer et doivent impérativement déposer une demande auprès du ministère. Ainsi, toutes les institutions, publiques comme privées, sont invitées à se conformer à cette réglementation. Le ministère de l’Enseignement supérieur impose un délai de trois mois pour que les établissements concernés procèdent aux ajustements nécessaires.
Narindra Rakotobe


