La question du choix du prochain Premier ministre à Madagascar suscite déjà de nombreuses discussions au sein des forces vives et des acteurs politiques. Pour Martial Rahaririaka, ingénieur des mines, géostatisticien formé à l’École des Mines de Paris et ancien membre influent du département politique des forces vives en 1991, le pays a besoin d’un profil précis, adapté aux défis actuels.
Mécanismes électoraux
Selon Martial Rahaririaka, le futur Premier ministre doit être une personnalité déjà reconnue de tous les acteurs politiques, habituée à la vie publique et capable de travailler sans créer de tensions inutiles. « Il faut quelqu’un qui n’a pas besoin de casseroles pour diriger », souligne-t-il, évoquant la nécessité d’un parcours irréprochable et d’une expérience éprouvée dans la défense des intérêts du public. Une connaissance approfondie des mécanismes électoraux et une implantation solide dans le pays, notamment dans les différentes régions, sont des atouts essentiels pour garantir une gouvernance stable.
Stabilité gouvernementale
Le candidat idéal doit également jouir d’une réputation solide auprès des bailleurs de fonds et des partenaires internationaux. Martial Rahaririaka insiste sur l’importance de disposer de références reconnues sur le plan national et à l’étranger pour faciliter la coopération avec les acteurs économiques et institutionnels. La confiance et la transparence sont, selon lui, des critères déterminants pour assurer la stabilité gouvernementale et renforcer l’efficacité des politiques publiques.
Crédibilité
Selon lui, le PM doit posséder une vision claire pour le développement de Madagascar, capable de prendre en compte les besoins des populations à la base et les enjeux économiques à l’échelle nationale et internationale. Martial Rahaririaka évoque l’importance d’une personnalité capable de fédérer toutes les composantes de la société, d’agir avec discernement et d’assurer la continuité et l’efficacité des projets stratégiques du pays. À ses yeux, un Premier ministre doté de ce profil contribuerait non seulement à la stabilité politique, mais aussi à la crédibilité de l’État et à la confiance du public dans les institutions.
Recueillis par Nadia R.


