
Depuis quelques jours, les bacs à ordures de la capitale débordent. Les tas de déchets s’amoncellent, conséquence directe de la grève des éboueurs et des impayés de la Jirama. Selon la maire sortante, Harilala Ramanantsoa, la société nationale n’a pas réglé, depuis octobre, la redevance sur les eaux usées due à la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA). Cette situation a paralysé le service de collecte et aggravé la crise de salubrité dans la ville. Les habitants, excédés, dénoncent une insalubrité croissante et craignent des risques sanitaires. Face à la colère, la CUA a publié un communiqué dans lequel elle reconnaît les difficultés et appelle à la patience. Elle assure que la propreté devrait revenir « dans quelques jours ». En attendant, les rues de la capitale offrent un spectacle préoccupant : bacs saturés, déchets éparpillés et odeurs nauséabondes. Une image qui rappelle l’urgence d’une meilleure coordination pour garantir un service public essentiel.
Narindra Rakotobe



