
Madagascar peine à progresser vers les Objectifs de développement durable (ODD). Dans cette situation, une réalité préoccupante se dessine : les jeunes, en particulier les jeunes filles et les adolescentes, restent parmi les plus vulnérables.
Faible accès à la protection sociale, manque d’opportunités économiques et difficultés dans la formation du capital humain freinent la participation des jeunes au développement du pays. Selon l’analyse commune de pays de Madagascar 2022, la création de capital humain demeure très limitée, surtout chez les jeunes. Cette situation touche particulièrement les jeunes filles et les adolescentes, souvent confrontées à des obstacles multiples, tels que l’accès insuffisant à l’éducation, la précarité économique et le manque de soutien social. Dans un pays où une grande partie de la population vit en milieu rural, ces difficultés sont encore plus marquées. Les jeunes se retrouvent souvent sans perspectives d’emploi stable ni d’accompagnement pour développer leurs compétences. Cette fragilité sociale limite leur capacité à participer activement à la croissance économique et à l’innovation, pourtant indispensables pour transformer l’économie malgache.
—Exacerbé. Le manque d’un socle solide de protection sociale constituerait l’un des principaux freins à l’épanouissement des jeunes. En effet, les populations les plus vulnérables, notamment les jeunes femmes, sont souvent les premières affectées par les crises économiques, sanitaires ou climatiques. Sans mécanismes efficaces pour soutenir l’éducation, la santé ou l’insertion professionnelle, de nombreux jeunes restent exposés à la pauvreté et à l’exclusion. Cette situation compromet non seulement leur avenir, mais aussi celui du pays. Investir dans le capital humain apparaît, pour Madagascar, comme une condition essentielle devant lui permettre de construire un développement plus inclusif et durable.
José Belalahy



