
C’est une grande première dans les annales de la Paositra Malagasy, société d’État placée sous la tutelle du ministère du Développement numérique, des Postes et des Télécommunications.
L’exploitant public postal a réussi à diversifier ses activités afin de répondre aux attentes de la population malgache. En plus d’assurer le transport de colis nationaux et internationaux ainsi que les services express, la société s’est lancée dans le transfert d’argent. En se substituant partiellement aux banques, elle renforce l’inclusion financière et la sécurité des transactions dans les zones reculées grâce à son réseau de 140 agences réparties sur tout le territoire. Tout récemment, un bateau postal a été mis en service à Nosy Be pour assurer une nouvelle liaison maritime avec les autres territoires aux alentours de l’île aux Parfums. L’acquisition de cette embarcation est le fruit du travail accompli par le ministère de tutelle dans le cadre du programme de refondation actuel. Cette initiative s’inscrit dans une volonté de rapprocher les services postaux des usagers et d’améliorer la qualité des prestations.
Une capacité de 10 tonnes
« Ce bateau postal reliera Ankify et Nosy Be tous les lundis, jeudis et samedis, en aller-retour. Sa capacité nominale s’élève à 10 tonnes. Il peut transporter jusqu’à 42 passagers et un véhicule, de type 4×4 ou Starex, ou des marchandises de poids équivalent », a expliqué le chef d’agence de la Paositra Malagasy à Nosy Be.
Il a également précisé que cette embarcation permet de sécuriser l’acheminement des colis jusqu’à leur destination finale. Ce nouveau service devrait faciliter les échanges, renforcer les connexions entre les territoires et soutenir le développement socio-économique local. Un essai en mer a été organisé lors de son lancement officiel. Par ailleurs, la 24e agence de la Paositra Finance a été inaugurée à cette occasion. En complément, la mise en place d’un avion postal est également à l’étude afin de poursuivre le renforcement du réseau postal à l’échelle nationale.
Navalona R.




