Les jours se suivent et ne se ressemblent pas dans le secteur de la distribution de carburant. Après quelques jours de tensions sur fond de crainte de pénurie, une accalmie est attendue dans les jours qui viennent.
Équilibre précaire
L’Office malgache des hydrocarbures a annoncé, hier, l’arrivée au port de Toamasina d’un navire transportant la cargaison mensuelle de supercarburant, de pétrole lampant et de gasoil. Bien que tardif, ce réapprovisionnement est appelé à résorber les problèmes nés de la psychose de pénurie provoquant les files de voitures et de motos devant les stations-service. S’il se confirme, ce retour à la normale constitue la preuve que les autorités arrivent, du moins pour le moment, à gérer convenablement cette situation de crise. Une réactivité qui rassure, en tout cas, l’opinion publique. Mais force est cependant de reconnaître que, derrière ce retour au calme fragile, persistent les incertitudes nées d’une possible prolongation de la guerre au Moyen-Orient. En effet, Madagascar, étant encore et toujours fortement dépendant des importations de produits pétroliers, le moindre retard dans la chaîne d’approvisionnement, comme celui enregistré récemment, suffit à provoquer des tensions sur le marché local. Une situation qui implique la prise de conscience des autorités sur la nécessité de rechercher des solutions pérennes, comme la diversification des sources, ou encore le renforcement des capacités de stockage. En somme, les responsables publics ont intérêt à mettre en place un dispositif de sécurisation durable de l’approvisionnement énergétique du pays et, partant, à ne pas se contenter d’un équilibre précaire, car la situation risque d’empirer en raison des tensions internationales persistantes.
R.Edmond.



