
Une opération menée par la gendarmerie à Antehiroka, dans le district d’Ambohidratrimo, a permis l’arrestation de huit individus, soupçonnés d’appartenir à un groupe de jeunes délinquants connus sous l’appellation « Foroches », accusés de semer l’insécurité dans plusieurs quartiers.
Les faits font suite à plusieurs plaintes émanant des habitants de la commune d’Antehiroka, notamment du fokontany d’Antalamohitra. Ces dernières dénoncent la présence d’un groupe de jeunes particulièrement violents, opérant dans les ruelles et les zones peu fréquentées. Selon les témoignages recueillis, ces individus se livreraient à des actes d’agression, de menace et de vol à la tire, souvent sous l’emprise de stupéfiants. Alertée, la compagnie de gendarmerie d’Ambohidratrimo, appuyée par la brigade de Talatamaty, a diligenté une enquête. Les investigations ont permis de confirmer l’existence de ce groupe, se désignant lui-même sous le nom de « Foroches ». Les suspects auraient pour habitude de se regrouper dans une maison servant de repaire, qualifiée de « ghetto », située à Miadampahonina, dans le fokontany Antalamohitra. C’est dans ce lieu qu’ils consommeraient des drogues avant de sortir commettre leurs exactions. Le 15 mars 2026, munis d’un mandat de perquisition délivré par la justice, les gendarmes ont investi les lieux. Sur place, sept jeunes âgés de 20 à 31 ans ont été surpris en pleine consommation de cannabis. Une femme de 38 ans, présentée comme la propriétaire des lieux, a également été interpellée. Une quantité de 125 grammes de cannabis a été saisie, en plus de résidus déjà consommés. Placés en garde à vue, puis déférés devant le parquet, les huit suspects ont été placés en détention provisoire à la maison centrale d’Antanimora, dans l’attente de leur jugement. L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuelles ramifications du groupe. À noter que l’appellation « Foroches », de plus en plus utilisée pour désigner certains groupes de jeunes délinquants, n’est pas propre à Antehiroka. Elle est notamment répandue dans des villes comme Antsiranana et Nosy Be, où elle renvoie à des bandes urbaines réputées pour leur violence et leur implication dans divers actes de banditisme. Une terminologie qui tend à s’ancrer dans le langage populaire pour qualifier une nouvelle forme de délinquance juvénile organisée. Les forces de l’ordre réaffirment leur détermination à poursuivre la lutte contre la prolifération des stupéfiants et les actes d’insécurité qui en découlent.
T.M.




