Le deuxième Premier ministre de la Refondation est là ; l’empêcheur de tourner en rond, le colonel Patrick Rakotomamonjy, persiste dans son entreprise de dénigrer le pouvoir en place ; les organisations régionales entendent être toujours aux aguets ; le hargneux Marc Ravalomanana joue la résistance ; le dossier des Boeing 777 est toujours sous le coude ; l’embrasement du Moyen-Orient gagne en intensité et, enfin, la douceur de notre chocolat gagne de vraies médailles « métalliques ».
Le PRRM a déniché son deuxième Premier ministre. Le microcosme politique a beau s’agiter en émettant çà et là diverses propositions de prétendants, Michaël Randrianirina n’a pas cherché loin puisqu’il a choisi un camarade de promotion du temps où il était en formation à l’académie militaire d’Antsirabe. Signe qu’il n’est pas embrigadé par un quelconque courant politique, ou que son bassin de recrutement n’a pas une envergure considérable. Toujours est-il que le poste a été pourvu par une personne qu’il connaît bien, peut-être en raison d’un carnet de notes scolaires truffé d’excellentes appréciations, mais aussi d’un parcours professionnel remarquable, marqué par une fulgurante ascension dans l’administration publique en général et, en particulier, dans le domaine de l’orthodoxie financière, là où se braque l’opinion en ce moment. Sera-t-il l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ? L’avenir nous le dira.
Mais la politique n’est pas un long fleuve tranquille. Le colonel Patrick Rakotomamonjy, l’empêcheur de tourner en rond, le rabat-joie devenu l’enfant terrible de l’armée, n’a de cesse de faire des déballages sur les réseaux sociaux : tout le gratin militaire ou civil passe à sa moulinette. Même le PRRM en a eu pour son grade et il serait malvenu de rapporter ici ce qui a été dit.
Dans le même peloton de trouble-fêtes, on peut citer l’UA (Union africaine) qui joue sa partition de la stabilité politique sur le continent. Voilà qu’elle met sur la balance sa reconnaissance de la Refondation contre la libération de tous les détenus dits politiques à Madagascar. Ce qui met en mauvaise posture le pouvoir, parce qu’on l’oblige à reconnaître qu’il applique une justice des vainqueurs. Affaire à suivre.
Encore un autre qui n’entend pas se faire oublier : Marc Ravalomanana, qui voit qu’on tente de le doubler dans les prochaines échéances, redouble d’efforts en visibilité. Il sait qu’on ne peut le négliger. Cette affaire où l’on essaie de retarder l’intronisation de son fils à la mairie de la capitale est un round qu’il veut à tout prix gagner, et tout laisse à croire que les prochains combats seront rudes.
Enfin, les « Oranges » entendent redorer leur blason, mais avec peine car il y a beaucoup à dire sur Rajoelina et son « forongony ». Les 777 ne sont pas oubliés, et la Cour des comptes laisse filer le chapelet de malversations financières dans son rapport d’audit des ministères, rien que pour l’année 2025. Autant dire qu’il y a du grain à moudre pour le nouveau PM.
Au Moyen-Orient, D. Trump a reçu une volée de bois vert sans pareil. Il a demandé l’aide de ses (en principe) alliés que sont la Grande-Bretagne, la France, le Japon, la Corée du Sud et la Chine (là, il a fait peut-être un lapsus !). En effet, les appelés ont répondu par le négatif, ce qui l’a mis dans une colère noire, paraît-il. Le problème du détroit d’Ormuz, qui met encore à mal l’économie mondiale, donc l’ordre mondial qu’il a lui-même déjà commencé à déstabiliser, met à nu l’arrogance dont il a fait preuve depuis qu’il est à la Maison Blanche.
M. Ranarivao




