Vendredi 13 mars dernier, le sixième étage de l’Hôtel de la Poste a abrité l’atelier régional projet « liberté d’expression », nouveaux médias, développement des médias libres, indépendants et pluralistes, réunissant une bonne trentaine d’influenceurs, journalistes ainsi que les membres de l’Observatoire régional des droits de l’Homme. Cette initiative du ministère de la Communication et de la Culture, en collaboration avec le PNUD, a pour objectif de réformer la loi sur la communication. À part les autorités locales, le secrétaire général de la communication, Faly Mahefanirina Rakotomalala, a honoré la concertation.
La loi sur la communication a été le sujet abordé. Les professionnels de l’information ont avoué que certains articles devraient être révisés afin qu’ils puissent mener à bien leur métier. Pour leur part, les influenceurs veulent avoir un statut assez particulier. En effet, la majorité de la population malgache, notamment dans la ville de Varatraza, considère que ces créateurs de contenu ne servent qu’à déstresser. « Pourtant, nous véhiculons des messages », a signalé l’un d’entre eux. Force est de rappeler que ces jeunes, ultra-connectés sur les réseaux sociaux, ont fortement participé ou soutenu la manifestation populaire entre septembre et octobre 2025. Leurs vidéos en direct inondaient le fil d’actualité, ce qui démontre l’engagement. Quoi que l’on dise, le travail du journaliste est plus pertinent que celui de l’influenceur. Si ceux-ci se contentent d’annoncer les informations reçues, le premier a besoin de recul pour observer les faits en les décortiquant. Bien qu’il soit branché sur les réseaux sociaux, le public se réfère toujours aux éléments transmis par la presse traditionnelle. Bien entendu, les stars de Facebook présentes ont entièrement été persuadées de cette situation. Étant donné que la plupart ont appris sur le tas l’outil de la nouvelle technologie, ils ont proposé l’implantation d’un centre de formation dans le but d’acquérir plus de connaissances.
L’atelier régional projet « liberté d’expression », nouveaux médias, développement des médias libres, indépendants et pluralistes, a été enrichissant. Animée par quatre journalistes de qualité, en l’occurrence Raoto Andriamanambe, Lova Rabary, Rija Tahina et Gérard Rakotonirina, la rencontre était riche et fructueuse. Les participants espèrent que les problèmes soulevés, les perspectives dressées seront soumis aux responsables de département concernés.
Iss Heridiny




