
L’Aïd el-Fitr a été célébré dignement sur toute la Grande île. Encore une fois, les Mahométans ont exprimé leur reconnaissance envers le gouvernement, qui a décrété la journée fériée. Aux quatre coins du pays, les compatriotes musulmans ont organisé des cortèges pour marquer la fin du mois sacré, le ramadan.
« L’Aïd el-Fitr est plus qu’une célébration », a fait savoir le président de l’Association des jeunes musulmans de Madagascar, Moustapha Jaozara. En fait, c’est également le jour du pardon. « Il s’agit de tolérer toutes sortes de transgressions, volontaires ou involontaires, de la loi divine. Il faut aussi que les humains se réconcilient », a-t-il poursuivi… Dans les villes cosmopolites comme Antsiranana, la fête religieuse a été marquée par la fraternité. Les voisins chrétiens, conviés par leurs concitoyens musulmans, ont pris part aux repas composés de friandises, de mokary, de godrogodro, de pain mollet, ainsi que de viande de mouton avec du riz au coco. Bien entendu, le communautarisme n’existe pas dans le vocabulaire des Diégolais. À Antananarivo, la fin du ramadan coïncide avec l’Alahamadibe. Apparemment, les étoiles se sont alignées ! Un moment propice pour renforcer le « fihavanana malagasy ». Il faut toujours rappeler que Madagascar est un carrefour culturel ! Sans vouloir exagérer, ni tirer une conclusion d’une manière purement fortuite, certains astrologues arrivent même à déduire que 2026 serait une année de rassemblement, pendant que les cartésiens attendent avec impatience la concertation nationale. Bref, ce genre d’argument, on l’a toujours entendu depuis la nuit des temps. L’essentiel, l’Aïd el-Fitr s’est déroulé comme prévu !
Iss Heridiny


