Prévue initialement hier à 14 h, la mise en place terminée pour la presse au Palais d’Iavoloha a été reculée à 18 h 30. Sans la moindre explication.
L’exception qui infirme la règle
Le décalage de 4 heures du timing prête à penser que la composition du gouvernement a fait l’objet d’âpres marchandages et/ou de changement(s) de dernière minute. En tout cas, les deux chefs de l’Exécutif n’ont pas pris entre-temps leur quatre-heures, c’est-à-dire leur goûter de l’après-midi. Ils étaient plutôt occupés et préoccupés par le partage du gâteau dont le nombre de portions est forcément limité. Il n’y aura jamais assez de parts pour tous les copains et les copines. Les coquins et les coquines ayant été en principe éliminé(e)s par le détecteur de mensonges quoique ce dernier ne soit pas fiable à 100%. Si on peut demander à un enfant de ne pas mentir, il est peu évident de contraindre un adulte de dire la vérité. Rien que la vérité. Tel que c’est le cas devant la barre du tribunal où les ministres présentés hier soir risquent un jour de se retrouver s’ils ont fait …mentir le polygraphe. Un appareil qui n’a pas visiblement détecté si les diplômes mentionnés dans son CV par tel ou tel membre du gouvernement sont vrais ou « fôsika ». En tout cas, les 30 ministres nommés hier sont présumés honnêtes, justes, intègres, probes et sincères… Le champ sémantique ne serait pas assez large pour qualifier les membres du gouvernement. Le second du genre pour la Refondation de la République partagée entre des réflexes passéistes et une volonté de « Fanavaozana ». Au risque de tomber, comme le précédent régime, dans le « werawera pro max » en faisant appel à un détecteur de mensonges qui ne dit pas toujours vrai. L’exception qui confirme ou infirme (c’est selon) la règle est le nouveau ministre du Travail, des Lois sociales et la Fonction Publique n’y a pas été soumis pour cause d’absence du territoire.
R.O



