
L’enquête sur l’affaire SMGD – CNaPS, ouverte il y a cinq mois, suit son cours. Mise en cause dans ce dossier, l’ancienne mairesse de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), dont le mandat a été annulé par le Conseil d’État en mars 2026, apporte des précisions sur sa position au moment des faits.
Lors d’un point de presse hier, elle a clarifié sa situation : « je n’ai pas exercé de responsabilité au sein de la municipalité en 2022 », a-t-elle affirmé, période durant laquelle la Société municipale de gestion digitale (SMGD) a contracté un prêt auprès de la CNaPS. L’ancienne édile a elle-même précisé que « dix chefs d’inculpation pèsent sur elle, parmi lesquels figurent notamment l’abus de pouvoir et le détournement de fonds publics ». Elle a été aperçue hier au Pôle Anti-Corruption (PAC) d’Antananarivo pour son pointage bimensuel, dans le cadre du contrôle judiciaire dont elle fait l’objet.
Deux rencontres
Placée sous contrôle judiciaire, Harilala Ramanantsoa est également soumise à une interdiction de sortie du territoire (IST). Une mesure qui l’a empêchée de participer à deux rencontres internationales auxquelles elle était attendue. Dans ce contexte, la capitale est placée sous la perspective d’une administration provisoire, en attendant l’organisation de nouvelles élections à la suite du contentieux électoral ayant conduit à l’annulation de son mandat. L’ancienne mairesse dit espérer une issue rapide à cette affaire. De leur côté, les autorités compétentes poursuivent les investigations, dans un dossier qui continue de susciter l’attention.
Nadia R.


