Sept semaines après le passage du cyclone Gézani à Toamasina dans la nuit du 10 février 2026, la lente reconstruction de la ville du Grand Port et le relèvement difficile des sinistrés, témoignent de l’étendue du chantier.
Effacer les stigmates
Certes, les aides aux sinistrés se poursuivent, et les structures publiques en charge de l’appui aux populations affectées par ce cyclone restent mobilisées, non seulement à Toamasina qui compte le plus grand nombre de sinistrés, mais également dans les régions voisines où Gézani a également affecté une partie de la population. Seulement, les besoins sont tellement importants en termes de reconstruction et de relèvement des populations, que les soutiens humanitaires ont du mal à couvrir rapidement l’ensemble des sinistrés. A Toamasina, les stigmates de Gézani sont encore visibles un peu partout. Des ménages « sans toits » car balayés par les rafales de Gézani, la ville en compte encore des milliers. Dans l’impossibilité de se procurer les matériaux de construction nécessaires pour réparer et couvrir à nouveau leurs habitations, ces familles restent fortement vulnérables.
Fort heureusement, les aides apportées par les structures privées permettent d’apaiser, ne serait-ce qu’un peu les tourments des sinistrés. Des familles ont pu retrouver un toit grâce à l’appui de bienfaiteurs et de bénévoles travaillant en complément aux initiatives d’aides gouvernementales. Un temps pointées du doigt car partent « en ordre dispersé », les initiatives privées restent toujours fortement attendues et appréciées par les sinistrés.
Effacer les stigmates de Gézani prendra sans doute des années. L’étape de la remise sur les rails de l’économie tamatavienne n’est pas encore complètement achevée. Pour l’heure, les besoins vitaux des populations sinistrées restent non satisfaits en dépit des actions accomplies sur le terrain. Les besoins en termes de reconstruction se chiffrent à des centaines de millions de dollars. Des milliards d’ariary que l’on n’est pas encore certain de pouvoir trouver.
Hanitra R.



