
Le parti MONIMA s’apprête à marquer d’une pierre blanche deux dates charnières de l’histoire politique malgache. Entre le soulèvement paysan du 1er avril 1971 et les événements sanglants du 31 mars 1992 au CEMES Soanierana, la formation fondée par Monja Jaona entend transformer ces anniversaires en véritables leçons de citoyenneté pour la nouvelle génération.
Conférences. Trente-quatre ans après le sacrifice de militants comme Laha Gaston, membre de la HAE tombé pour avoir réclamé le choix entre Constitution fédéraliste et unitaire, le constat reste amer : une partie de l’histoire nationale semble délibérément omise des manuels scolaires. Pour pallier ce silence, le MONIMA organisera des conférences dédiées aux jeunes. L’objectif est clair : éclairer ceux qui ignorent encore que le mouvement du 13 mai 1972 puise ses racines dans la révolte du Sud de 1971.
Hommage
Il y a 55 ans, plus de 3 000 membres du parti, dont Lahiandroy Samuel, fils aîné du leader historique Monja Jaona, perdaient la vie en s’insurgeant contre l’injustice fiscale et le mépris social. Pour le parti, porter ce récit aujourd’hui n’est pas seulement un hommage aux martyrs, mais un rappel de la lutte contre les fraudes électorales et l’oppression. Les dates et lieux de ces rencontres, qui seront animées par de jeunes chercheurs en histoire, seront communiqués prochainement.
Julien R.




