
Dans le district de Diego II, la terre est généreuse et surtout chargée de ces richesses minérales qui font naître les cultures et nourrissent les ambitions. L’agriculture est plus qu’une activité, elle est une promesse. Une promesse de développement, de stabilité et d’ouverture vers l’extérieur.
C’est dans ce contexte fertile que des entreprises ont choisi d’investir durablement. Parmi elles, Kim Export, implantée depuis plus d’une décennie dans la région, s’impose comme un acteur discret mais déterminant. Son terrain d’action demeure dans la zone vallonnée de Sakaramy, où le relief s’avère favorable aux cultures et où la nature dicte le rythme du travail. Sur ces hauteurs, piments, bananiers et arbres fruitiers s’épanouissent, dessinant un paysage agricole à la fois vivant et stratégique.
Semer local, récolter global
Ici, l’objectif est de transformer puis d’exporter. Les produits, soigneusement préparés et mis en bocaux, prennent la route vers les marchés du sud-ouest de l’océan Indien, de l’île de Mayotte jusqu’à l’Hexagone. Derrière cette dynamique, une organisation collective se met en place. La coopérative Union Matanjaka joue un rôle prépondérant, en fédérant producteurs et partenaires autour d’une même vision : structurer la filière et renforcer sa compétitivité. Au-delà de ces belles initiatives locales, c’est toute une contrée qui s’anime. Dans le district de Diego II, l’agriculture demeure un pilier essentiel du développement. Elle charpente les économies, soutient les populations et contribue fortement à la sécurité alimentaire. Dans ce paysage en mutation, de nouvelles dynamiques émergent, à l’image du label Green Fish, porté par le Mahorais Nourdine.
L’étiquette qui fait des vagues
Le label Green Fish se veut un trait d’union entre les territoires. Comores, Maurice, La Réunion et Antsiranana se retrouvent ainsi connectés par des échanges commerciaux, mais aussi culturels. En effet, l’agro-business devient alors un langage commun, un levier de coopération régionale. En collaboration étroite avec Kim Export, dirigée par Esmeralda Hantamalala, plusieurs programmes voient le jour. La ville du Pain de Sucre bénéficie de ces initiatives qui visent à promouvoir les produits locaux sur la scène régionale et internationale. Force est de rappeler que des tournées promotionnelles et des événements ont été effectués entre 2022 et 2026, à Mayotte, à Diego-Suarez, aux Comores et jusqu’en Tanzanie.
Le local voyage loin
L’ambition est assumée : répondre à une demande croissante, notamment sur les marchés mahorais et européens, tout en valorisant la qualité des productions locales. Le lancement du catalogue Green Fish marque une étape supplémentaire dans cette stratégie, mettant en avant des produits qui racontent une histoire, celle d’un terroir, d’un savoir-faire et d’une région en mouvement. En outre, ce qui se joue ici dépasse les simples échanges commerciaux. Entre foires, expositions et partenariats, les îles du sud-ouest de l’océan Indien tissent des liens durables. Elles construisent, pas à pas, un espace commun où économie, culture et identité se rencontrent. Une région qui, enracinée dans sa terre, regarde désormais résolument vers le large.
Cependant, cette culture se heurte aujourd’hui à de multiples contraintes qui fragilisent son développement. Le manque d’eau, conséquence directe du dérèglement climatique, en constitue l’un des principaux défis. Les cycles de pluie deviennent imprévisibles, les périodes de sécheresse s’allongent, et les sols perdent progressivement leur capacité à retenir l’humidité nécessaire à la croissance des plantes.
La guerre des petites bêtes
À cela s’ajoute la prolifération de parasites et de petits insectes nuisibles qui attaquent les cultures, compromettant ainsi les rendements et la qualité des récoltes. Malgré les dispositions déjà entreprises pour limiter ces impacts, telles que l’utilisation de traitements adaptés ou l’amélioration des pratiques culturales, les résultats restent encore insuffisants face à l’ampleur des menaces. Conscient de la gravité de la situation, le premier responsable a décidé de faire appel à des spécialistes ainsi qu’à des techniciens locaux. Cette collaboration vise à mettre en place des solutions durables, alliant savoir-faire scientifique et connaissances du terrain. L’objectif est clair : restaurer l’équilibre des cultures, sécuriser la production et redonner espoir aux exploitants agricoles confrontés à ces défis croissants. Dans cette lutte silencieuse mais décisive, chaque action compte. Car au-delà des récoltes, c’est toute une économie locale, voire une manière de vivre, qui dépend de la capacité à surmonter ces obstacles.
Iss Heridiny


