
À seulement 10 ans, Amboara Iriela Ratsifandrihamanana mesure 1,45 m sous toise pour 45 kg. Fille unique issue d’une famille sportive, elle grandit dans un univers où la passion du sport est omniprésente : natation, tennis, sport automobile et course de longue distance rythment son quotidien.
Son père a participé à plusieurs reprises aux compétitions de grand fond à Mantasoa, tandis que sa mère s’est illustrée dans le trail. C’est d’ailleurs son papa qui l’initie très tôt à la natation, lors de leur séjour à Tamatave où travaillait sa mère. À l’âge de trois ans, elle est déjà comme un poisson dans l’eau. Aujourd’hui élève en classe de CMI à l’école Casa dei Bambini à Ambatomainty, elle mène de front ses études et sa passion. Elle pratique la natation deux fois par semaine. En dehors des bassins, elle consacre une grande partie de son temps à la lecture, qu’elle affectionne particulièrement, ainsi qu’au voyage. Récemment, elle a eu la chance de découvrir la Thaïlande et l’Indonésie. Elle y a été fascinée par la diversité et la beauté des piscines dans lesquelles elle a passé de longues heures à nager. Amoureuse de la nature comme sa mère, Amboara Iriela profite également des escapades familiales le week-end. Elle aime être entourée de ses cousins et de ses amis, à qui elle témoigne beaucoup d’affection. Par ailleurs, elle fait partie de la chorale de sa paroisse. Bien que timide, elle possède une très belle voix, développée grâce aux conseils de ses parents, eux-mêmes choristes.
Samedi dernier, elle a participé à une compétition organisée par l’Académie nationale des sports (ANS), réunissant onze établissements. Pour ses premières épreuves, Amboara Iriela a brillamment porté les couleurs de son école en remportant deux médailles d’or (25 m brasse, 25 m nage libre) ainsi qu’une médaille d’argent en relais avec ses camarades d’école. Impressionné par l’aisance d’Amboara Iriela dans l’eau, un maître-nageur a suggéré à son père de l’inscrire parmi ses élèves. Elle raffole du plat malgache « henakisoa sy voanjobory », des pommes frites et de presque tous les plats thaïs. Radieuse, elle confie à l’issue de l’épreuve : « Je veux encore nager, car je n’ai pas encore donné le meilleur de moi-même », et elle ajoute à voix basse : « Je voudrais participer aux Jeux Olympiques comme mes tantes Bako et Vola ». Le rêve est lancé. Il reste désormais le travail, le dépassement de soi et l’entraînement pour transformer cette ambition en réalité.
NARY




