La croissance africaine repart, mais une contrainte continue de peser lourdement sur les finances publiques : la dette. Selon le rapport de la BAD, le coût du service de la dette reste supérieur aux niveaux d’avant la pandémie dans la plupart des pays africains. Entre 2022 et 2024, les pays du continent ont payé environ 450 milliards de dollars de plus, en capital et intérêts, qu’ils n’ont reçu en nouvelles entrées de dette. Cette pression réduit directement les marges de manœuvre budgétaires. En 2024, les pays africains ont consacré en moyenne 6,3% de leurs recettes publiques au paiement des intérêts sur la dette extérieure. Dans plusieurs cas, le poids du service de la dette dépasse même 20% des recettes publiques. Le rapport met aussi en garde contre un autre risque : la montée de la dette intérieure et le renforcement du lien entre États et banques. Cette évolution tend à évincer le crédit au secteur privé, à freiner l’investissement productif et à limiter les perspectives d’emplois.
Antsa R.




