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vendredi, septembre 11, 2026
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Équilibres macroéconomiques : Inflation, monnaie et budgets sous étroite surveillance

Dans un contexte macroéconomique délicat, Madagascar défend une gestion rigoureuse des ressources publiques pour soutenir la stabilité et la croissance.

Au-delà de la croissance, l’année 2026 reste marquée par de grands ajustements macroéconomiques en Afrique. Inflation, taux de change, politique monétaire et finances publiques continuent de conditionner la solidité de la reprise. La croissance africaine se redresse, mais elle reste étroitement liée à l’évolution de ces grands équilibres. Dans son rapport 2026, la BAD souligne un reflux progressif de l’inflation sur le continent, favorisé par la stabilisation des prix mondiaux de l’alimentation et de l’énergie, l’ajustement des taux de change et le resserrement monétaire engagé dans plusieurs pays. Cette accalmie ne signifie pas pour autant la fin des tensions. Les banques centrales africaines demeurent confrontées à un exercice délicat : contenir l’inflation sans freiner excessivement l’activité. Le rapport montre aussi que les variations de change continuent d’affecter les économies, en particulier celles qui dépendent fortement des importations ou du financement extérieur. Madagascar n’échappe pas à ces réalités. Comme de nombreuses économies africaines, le pays reste sensible à l’évolution des prix internationaux, à la stabilité du taux de change et à la capacité des finances publiques à soutenir les priorités économiques sans déséquilibrer le cadre macroéconomique. Sur le plan budgétaire, l’amélioration reste graduelle. La BAD anticipe un redressement progressif des positions budgétaires, à mesure que la croissance se consolide et que les États renforcent la mobilisation des recettes et l’efficience de la dépense publique. Mais les marges restent limitées, dans un environnement encore exposé aux chocs extérieurs. En clair, la reprise africaine dépendra autant des performances de croissance que de la capacité des États à préserver la stabilité macroéconomique.

Antsa R.

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