
L’IPM a lancé le projet SCHISTO-SENS pour renforcer la surveillance de la bilharziose. Grâce à l’ADN environnemental et à des approches innovantes, ce programme vise à mieux comprendre la transmission et à préparer l’élimination de la bilharziose d’ici 2030.
L’Institut Pasteur de Madagascar (IPM) a officiellement lancé le projet SCHISTO-SENS, une initiative de surveillance environnementale de la bilharziose, maladie parasitaire endémique dans le pays. Ce programme s’inscrit dans le cadre du Fonds Équipe France (FEF) Indopacifique, coordonné par l’Institut Pasteur Paris et financé par le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères.
Compréhension
La bilharziose, ou schistosomiase, est une maladie tropicale négligée qui touche fortement Madagascar. SCHISTO-SENS entend améliorer la compréhension des mécanismes de transmission grâce à des méthodes innovantes : détection de l’ADN environnemental des parasites et de leurs hôtes intermédiaires (escargots), modélisation des zones à risque et enquêtes sur les connaissances, attitudes et pratiques des populations. Le projet, prévu sur 24 mois, sera déployé dans deux régions : Itasy, où prédomine la bilharziose intestinale, et Atsimo-Andrefana, davantage touchée par la forme urogénitale.
Élimination
Les résultats attendus devraient contribuer à orienter le plan stratégique national d’élimination de la bilharziose, dont l’objectif est fixé à l’horizon 2030. La cérémonie de lancement a permis de présenter les activités prévues et de renforcer la coopération scientifique et institutionnelle, posant ainsi les bases d’une collaboration durable pour la sécurité sanitaire de Madagascar.
Narindra Rakotobe


