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mardi, septembre 29, 2026
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Grossesses non désirées : Près de 46% à 63% aboutissent à un avortement

Entre 46% et 63% des grossesses non désirées aboutissent à un avortement.

Malgré les efforts consentis, le ratio de mortalité maternelle à Madagascar reste élevé. Le ministère de la Santé publique, avec le soutien technique de l’UNFPA et de l’OMS Madagascar, dans le cadre du programme 2gether4SRHR financé par la Suède, vient de publier les résultats d’une évaluation nationale majeure sur la contraception, les grossesses non planifiées et les soins après avortement.

La mortalité maternelle reste alarmante à Madagascar, avec 408 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2021. Parmi les causes principales figurent les complications liées aux avortements clandestins, souvent pratiqués dans des conditions précaires. Ces situations surviennent fréquemment lorsque les grossesses ne sont ni désirées ni planifiées, faute d’accès suffisant aux méthodes contraceptives. Les adolescentes et les femmes vulnérables sont particulièrement exposées. Selon les résultats d’une évaluation nationale majeure sur la contraception, les grossesses non planifiées et les soins après avortement, « entre 46% et 63% des grossesses non désirées aboutissent à un avortement, le plus souvent clandestin et dangereux ».

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Face à cette réalité, l’amélioration des soins après avortement apparaît comme une priorité nationale, d’après cette étude. Garantir un accès équitable à des services sûrs et de qualité, renforcer la formation des professionnels de santé et intégrer la planification familiale figurent parmi les mesures cruciales pour réduire la mortalité maternelle, selon les recommandations formulées. L’avortement, longtemps relégué au rang de tabou, doit désormais être abordé comme un enjeu central de santé publique afin de protéger la vie et l’avenir des femmes malgaches.

A titre de rappel, le ministère de la Santé publique a lancé un processus consultatif afin de mieux comprendre les enjeux et d’élaborer des stratégies adaptées pour améliorer la santé sexuelle et reproductive. Une évaluation nationale, inspirée du modèle stratégique de l’OMS, a révélé des lacunes majeures dans l’accès aux services de contraception et dans la qualité des soins après avortement (SAA). Selon les données, les obstacles sont nombreux : infrastructures vétustes, équipements insuffisants, disparités régionales, faible standardisation des pratiques médicales et manque de formation sur des techniques essentielles comme l’aspiration manuelle intra-utérine.

Narindra Rakotobe

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