
Sous l’impulsion de Fabio Tinogny, alias Momo Jaomanonga, la Direction de la communication et de la culture (DIANA) lance un vibrant appel à tous les habitants de la région. L’objectif : partager savoirs traditionnels, arts, archives sonores, récits oubliés et coutumes délaissées. « Il est temps de redonner une voix à ceux que l’histoire a laissés dans l’ombre », affirme Momo Jaomanonga. « Chaque mémoire compte, chaque témoignage est une pierre pour reconstruire notre patrimoine et permettre à demain de se souvenir d’hier. »
Un coffre-fort de l’histoire
Le Nord de Madagascar, et particulièrement la région DIANA, recèle d’histoires fascinantes et riches. Pourtant, ces récits disparaissent peu à peu, emportés par ceux qui en étaient les gardiens. La tradition orale s’éteint, et avec elle, des pans entiers de la culture locale risquent de se perdre à jamais. Face à ce constat, la DRCC s’engage à collecter et à préserver ces trésors, principalement le patrimoine immatériel, afin de transmettre aux générations futures l’héritage vivant des ancêtres. Comme un arbre dont les racines sont l’histoire et la sève, la culture, ce projet entend nourrir la société et lui permettre de s’épanouir.
Un projet aligné sur la politique nationale
Cette initiative s’inscrit également dans la politique du gouvernement malgache, portée par le ministère de la Communication et de la Culture, via la Direction du patrimoine dirigée par l’historien Dr Denis Alexandre Lahiniriko. Elle bénéficie également du soutien du collectif « Namaña Mazava Trôko », qui réunit historiens, chercheurs en sciences humaines et spécialistes de la littérature. Parmi eux, le militant culturel Cerveau Kotoson s’investit activement pour la sauvegarde des traditions et la mise en valeur des récits oubliés.
En associant autorités, intellectuels et population, la DRCC-DIANA œuvre pour une véritable renaissance culturelle où chaque témoignage devient un fil du grand tissu de l’histoire nord-malgache. Plus qu’une simple collecte d’informations, ce projet est un combat contre l’oubli et un acte de fierté pour une région dont la richesse se nourrit de ses histoires et traditions. La DIANA montre ainsi que préserver le passé, c’est cultiver l’avenir. Un devoir de mémoire !
Iss Heridiny


