« On verra ce qu’on va faire de lui ». Une menace à peine voilée lancée par le Colonel au béret vert qui voit rouge face à la publication du leader des GEN Z sur sa page facebook.
La liberté n’est pas une faveur mais un droit !
« Ce n’est pas en faisant beaucoup de bruit sur les réseaux sociaux qu’on devient ministre ». Une manière pour le président de la Refondation de remettre en question la force de frappe des utilisateurs de facebook, tik tok et autre instagram qui ont contribué à son accession au pouvoir. Ce qui n’est pas sans rappeler l’expression « Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais ». Ou plus précisément « ce que j’ai fait » car cela désigne un passé décomposé que la GENZ veut conjuguer au présent pour un futur proche. En tant que « Mpiandry », l’homme fort du pays connaît certainement le verset (23 :3) de l’Evangile selon Matthieu qui dit : « Faites donc et observez tout ce qu’ils vous disent ; mais n’agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas ». Pareille injonction admonitoire sied un tant soit peu aux propos du PRRM qui est habitué à donner des ordres de par sa qualité d’officier supérieur. Qui plus est, en tant que chef de l’Etat. Il a le pouvoir réglementaire d’« interdire à titre général ou particulier les réunions de nature à provoquer ou entretenir le désordre » avec la proclamation de l’état d’urgence sanitaire. Mais il n’a pas fait interdire la manifestation des GEN Z, a-t-il souligné. Comme si la liberté de manifestation et d’expression réclamée à cor et à cri durant le « tolona » est une faveur accordée par les dirigeants et non des droits fondamentaux garantis par la Constitution. Celle de la Quatrième République qui reste et demeure en vigueur, quand bien même elle ne serait pas toujours respectée dans sa lettre et son esprit.
R.O



