La publication d’un journaliste, et non moins conseiller technique du colonel au béret vert, a affolé la toile, à tel point que la Présidence de la Refondation et l’Ambassade de France à Madagascar ont tenu à mettre les points sur les « i » et les barres sur les « t » de la déstabilisation.
Cacophonie en haut lieu
La véracité de l’information n’est pas à prendre à la légère, comme l’a souligné, à juste titre, un quotidien proche du pouvoir en place, tout autant que le CT qui l’a postée l’est du PRRM. Le journal en question reprend même à la une les noms et photos des « 10 mercenaires français » qui auraient débarqué le 8 janvier dernier à l’aéroport d’Ivato. « L’Ambassade de France dément formellement les allégations qui circulent actuellement sur les réseaux sociaux, relatives à une prétendue implication de la France dans une tentative de déstabilisation à Madagascar », publie-t-on au 3, rue Jean-Jaurès à Ambatomena. La chancellerie s’inscrit en faux contre « ces rumeurs mensongères et appelle chacun à faire preuve de discernement et à ne pas relayer de fausses informations ». Ambohitsorohitra ou Iavoloha (c’est du pareil au même, comme Ankatso et Ambohidempona) précisent que « ces informations ne relèvent pas d’une communication émanant de la Présidence de la Refondation de la République ». Tout ceci pour dire, et c’est dit dans le communiqué, que « les éléments évoqués n’engagent en aucun cas la Présidence, même si l’auteur de ces publications exerce également les fonctions de conseil auprès du Président ». Force est de se demander où s’arrête la mission de conseiller et où commence le rôle de journaliste, avec tout ce que cela comporte de risque d’amalgame – involontaire ou non – entre les deux fonctions, dont l’une peut d’ailleurs servir l’autre. C’est peut-être le cas de la publication incriminée, qui est source de cacophonie en haut lieu. Qu’en pense la membre de la Gen Z, en mal de buzz, qui veut donner des leçons de déontologie aux journalistes ?
R.O


