
Dévastée par les feux de brousse et l’exploitation illégale, la forêt d’Analatelo, dans la commune d’Antanimieva (district de Morombe), amorce aujourd’hui une régénération prometteuse.
Portée par une mobilisation conjointe de l’État, des communautés locales et de partenaires techniques, une renaissance écologique redonne espoir aux habitants de la commune d’Antanimieva, district de Morombe. Cette forêt, qui s’étend sur 2 730 hectares, a longtemps subi une pression intense liée aux activités humaines. La coupe illicite de bois et les incendies répétés ont profondément altéré cet écosystème, mettant en péril la biodiversité locale ainsi que les moyens de subsistance des populations riveraines. Face à cette situation critique, le ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD), à travers la DREDD Atsimo Andrefana, a engagé un vaste programme de restauration.
Ensemble
Ce chantier s’appuie sur une collaboration étroite avec quatre organisations communautaires de base (VOI), soutenues par le projet MIONJO et le fonds Tany Meva. Ensemble, ils œuvrent à la réhabilitation progressive de la couverture forestière, en misant notamment sur le reboisement et l’agroforesterie. Au cœur de ce dispositif, une pépinière moderne a été mise en place. Capable de produire entre 250 000 et 500 000 plants par an, elle constitue un levier essentiel pour accélérer la restauration écologique à l’échelle du district de Morombe.
Dynamique
Outre l’enjeu environnemental, cette régénération a un impact direct sur les conditions de vie des habitants. L’accès à l’eau s’améliore, favorisant les activités agricoles telles que la riziculture, la culture d’oignons et la pisciculture. Encourageant la population à poursuivre cet engagement collectif, les autorités insistent sur la nécessité de préserver durablement cette forêt en pleine renaissance. Analatelo apparaît ainsi comme un exemple concret de résilience écologique et de gestion participative des ressources naturelles.
José Belalahy




