
Créés en 2011, les dépôts de médicaments jouent un rôle essentiel dans l’accès aux traitements de base dans les zones rurales et enclavées, où l’absence de pharmaciens d’officine se fait cruellement sentir. Leur offre reste toutefois limitée, alors que la demande des populations ne cesse de croître. C’est dans ce contexte que le Groupement Professionnel des Dépositaires de Médicaments de Madagascar (GproDMM) a réclamé l’élargissement de la liste des produits autorisés à la vente. « La dernière révision date de 2016 et ne couvre que 103 articles. Même les ACT, traitements contre le paludisme, ne sont pas disponibles, alors que cette maladie demeure l’une des plus meurtrières », a souligné Nandrianina Razafimanantsoa, président du groupement, lors de l’ouverture de leur assemblée générale à Ankazomanga.
Formations
Le GproDMM plaide également pour un renforcement de la formation continue des dépositaires en région. Un manuel de formation comprenant cinq modules existe déjà, combinant théorie et pratique en pharmacie d’officine, avec certification à la clé. Des sessions de remise à niveau ont été expérimentées dans certaines régions, comme la Haute Matsiatra, afin de garantir la qualité des services et de consolider la confiance des populations. Le réseau des dépôts de médicaments compte aujourd’hui 1 500 structures réparties sur tout le territoire, toutes assujetties à l’impôt. « Notre objectif est de rapprocher la santé des citoyens », rappelle le groupement, qui a choisi pour thème de son assemblée générale : « Dépôt de médicaments, structure clé des performances de la santé publique ».
Narindra Rakotobe




