
Madagascar engage une réflexion sur l’adaptation de son cadrage macroéconomique face à un contexte international plus contraignant. Lors des Spring Meetings de la semaine dernière à Washington DC, le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Herinjatovo Ramiarison, a rencontré l’administrateur du Fonds monétaire international, Adriano Isaias Ubisse. Les échanges ont porté sur les effets de la crise des produits pétroliers et leurs répercussions sur les équilibres macroéconomiques du pays. La partie malgache a mis en avant la nécessité de revoir certaines hypothèses, notamment en ce qui concerne la croissance. Selon le ministre, la révision à la baisse du taux de croissance ne permet pas de soutenir pleinement l’ambition de relance économique portée par Madagascar. Le ministère a rappelé que cette relance suppose un appui renforcé au secteur privé, considéré comme un levier essentiel de création de richesses et d’emplois, ainsi que des investissements susceptibles d’accroître durablement la production nationale. Dans cette perspective, le plafond fixé à 800 millions USD apparaît comme une contrainte qui mérite d’être réexaminée. Face à l’évolution du contexte, les deux parties ont convenu de la nécessité de redéfinir le cadrage macroéconomique. L’administrateur du FMI a salué cette démarche de réestimation et exprimé son soutien à Madagascar.
Antsa R.




