
Madagascar a activement pris part aux Réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale, qui se sont tenues du 13 au 17 avril 2026 à Washington DC. Une participation qui renforce la crédibilité du pays sur la scène économique internationale.
Durant cinq jours, la délégation malgache – conduite par le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison et le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Herinjatovo Ramiarison, également gouverneur du FMI (Fonds monétaire international) et de la Banque mondiale – a enchaîné plus d’une vingtaine de rencontres, dont des réunions bilatérales et plusieurs sessions plénières stratégiques. Cette forte intensité diplomatique traduit une volonté de défendre la vision économique du pays, de mobiliser des financements et de renforcer les partenariats autour du plan de relance.
Appréciée par les bailleurs
Au cœur des échanges, un message constant a été porté par la partie malgache : la relance économique passe par le soutien au secteur privé, la création d’emplois et des investissements productifs dans des secteurs clés tels que l’énergie, les infrastructures, l’agribusiness, le textile et le digital. Cette orientation a trouvé un écho favorable auprès des partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale et le FMI, qui ont reconnu la pertinence de la stratégie présentée. Les discussions ont également permis de mettre en avant les avancées notables du pays, notamment en matière de gestion de la dette et de réformes de gouvernance. Madagascar s’est distingué comme un exemple de progrès rapide, suscitant l’intérêt et l’appui des partenaires, prêts à accompagner les prochaines étapes.
Priorités validées
Par ailleurs, plusieurs enjeux structurants ont été abordés, notamment la nécessité de réévaluer le cadrage macroéconomique face aux chocs externes, dont la crise des produits pétroliers, ainsi que la question du plafond d’endettement, jugé contraignant pour financer les investissements nécessaires à la relance. Les partenaires ont, de leur côté, réaffirmé leur alignement sur les priorités du gouvernement malgache, en particulier sur les besoins en infrastructures, en énergie et en amélioration du climat des affaires. L’accent a également été mis sur l’accélération de la mise en œuvre des projets, considérée comme un levier essentiel pour maximiser l’impact des financements. Au-delà des financements, ces rencontres ont permis de renforcer la confiance mutuelle entre Madagascar et ses partenaires. Une confiance qui repose désormais sur une vision claire, des réformes engagées et une volonté affirmée d’aboutir à des résultats concrets.
Antsa R.




