
La Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai, prend une ampleur inédite cette année.
L’événement s’étend sur une semaine entière et sera inauguré le 27 avril à neuf heures au Havoria Anosy.
Placée sous le thème « Façonner un avenir en paix », cette édition entend rappeler que le journalisme est un acteur essentiel de la stabilité et du dialogue citoyen.
Le comité transitoire de l’Ordre des Journalistes de Madagascar, épaulé par diverses associations professionnelles, a voulu donner à cette célébration une portée plus large que les années précédentes. L’idée est de replacer la liberté d’informer au centre des débats, en soulignant que les journalistes ont un rôle majeur dans la construction de la paix et dans la défense des droits fondamentaux. Le ministère de la Communication et de la Culture, parrain institutionnel de l’événement, par l’intermédiaire de son secrétaire général, Miary Rasolofoarijaona, a tenu à préciser que cette célébration appartient avant tout aux journalistes. Le ministère n’apporte qu’un soutien logistique et institutionnel, tout en assumant son devoir de créer un environnement propice à l’épanouissement de la presse.
Dès le lendemain de l’ouverture, un débat sur les lanceurs d’alerte réunira journalistes et organisations de la société civile, illustrant la volonté d’aborder les enjeux contemporains du métier. Les jours suivants verront se multiplier les rencontres, les masterclass et les formations itinérantes, destinées à sensibiliser les étudiants et à renforcer les compétences des professionnels. La Commission nationale malgache pour l’UNESCO organisera également une visite pédagogique pour des jeunes dans des rédactions, afin de leur faire découvrir de l’intérieur le fonctionnement des médias.
Le 3 mai, cœur de la célébration, sera marqué par la remise de distinctions honorifiques aux journalistes ayant plus de quarante ans de carrière, une reconnaissance solennelle par l’État de leur contribution à la profession. L’après-midi sera consacrée à une fête de solidarité entre journalistes, conçue comme un moment de partage et de cohésion, mais aussi comme une occasion de réfléchir ensemble aux moyens d’améliorer le paysage médiatique malgache.
Au-delà des cérémonies, cette semaine s’inscrit dans une dynamique plus large : concours journalistiques sur le thème de la paix, création d’un réseau des journalistes de l’océan Indien avec Internews, formations itinérantes avec l’AMFM, partenariats avec l’UNESCO, l’UNICEF et plusieurs ONG… Autant d’initiatives qui témoignent de la volonté de donner à la liberté de la presse une place centrale dans la société.
Hanitra Andria


